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Introduction. Le langage implique des processus complexes qui, pour autant, peuvent être menés en temps réel et sans effort lors de la production et la compréhension de phrases. Cela suggère l’automatisation de certains mécanismes en jeu qui pourraient avoir lieu de façon inconsciente. Il a déjà été montré que les caractéris­tiques sémantiques, orthographiques, phonologiques ainsi que certaines caractéristiques syntaxiques pou­vaient être traitées inconsciemment.
Dans ce travail, nous avons recherché s’il existait également un amorçage subliminal par des caractéristiques syntaxiques telles que la catégorie grammaticale et le nombre grammatical.
Méthode. A travers cinq expériences, nous avons présenté des mots amorces écrits masqués ou non et étudié leur impact sur les temps de réaction d’une tâche effectuée sur un mot cible. Les précautions méthodologiques incluaient l’utilisation d’amorces subliminales qui n’avaient jamais été vues consciemment et la vérification que les participants ne percevaient pas consciemment les amorces.
Résultats. Nous avons démontré qu’il existait un amorçage induit par la répétition de la même catégorie grammaticale (par exemple un nom suivi d’un autre nom), par la transition entre deux catégories (par exemple un déterminant suivi d’un nom), ou par la répétition d’un unique trait grammatical même si la syntaxe était violée (par exemple « ils-cortèges », expression agrammaticale où le trait du nombre grammatical, le pluriel, est répété). Les terminaisons des mots amorces constituaient également des indices pour l’identification de leur catégorie grammaticale.
Conclusion. Ces résultats, en accord avec les théories linguistiques, soulignent que des traits syntaxiques abstraits sont partagés entre plusieurs catégories grammaticales et peuvent être extraits rapidement et inconsciemment lors d’une présentation visuelle brève.

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