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Introduction : Les troubles de la personnalité auraient une prévalence proche de 14 % en population générale. Les troubles de la personnalité du groupe B (narcissique, limite, antisocial, histrionique) y prendraient la part la plus importante, considérant leur sévérité fonctionnelle et leur impact sur les systèmes de soins.
Méthode : Les présentes estimations ont été produites à partir des données issues du jumelage de fichiers administratifs de la Régie de l’Assurance Maladie du Québec (RAMQ) et du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (MSSS), qui composent le Système intégré de surveillance des maladies chroniques du Québec (SISMACQ). Elles concernent 8 millions de personnes. Ces fichiers sont le fichier d’inscription des personnes assurées à l’assurance maladie (FIPA), le fichier des services médicaux rémunérés à l’acte, le fichier des hospitalisations MED-ÉCHO et le fichier des décès du Registre des événements démographiques. Le FIPA renseigne sur les données démographiques ainsi que sur les périodes d’éligibilité à l’assurance maladie. Le fichier des services médicaux rémunérés à l’acte compile tous les actes médicaux facturés à la RAMQ alors que le fichier des hospitalisations recense les diagnostics principaux et secondaires associés à une admission hospitalière.
Résultats : La prévalence annuelle de l’ensemble des troubles de personnalité (nombre de cas sur un an) se situe autour de 5 pour mille habitants. Cette prévalence diffère selon l’âge et le sexe. L’espérance de vie pour le groupe B dans cette population (Hommes : 64, Femmes : 74) est inférieure à celle de la population générale (H : 78, F : 83). Les mortalités de causes naturelles sont sur-représentées face à la population générale. Le suicide reste la cause la plus importante. Le profil d’utilisation des services se situe entre celui des troubles anxieux et de l’humeur (pour l’importance de la première ligne) et la schizophrénie (pour l’importance de l’utilisation des hospitalisations et des services spécialisés).
Conclusions : les données fournies par l’INSPQ soutiennent la haute prévalence et la sévérité des troubles de la personnalité au Québec (mortalité et impact sur le système de soin).

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