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L’objectif de notre étude était d’étudier les caractéristiques sociodémographiques, psychopathologiques et criminologiques des auteurs d’homicides en Poitou-Charentes entre 2008 et 2013 et de réaliser une étude comparative entre les homicides intrafamiliaux et extrafamiliaux.
La méthode comportait l’analyse de l’ensemble des dossiers jugés en cour d’Assises pour homicide dans les juridictions de la Cour d’Appel de Poitiers.
Une analyse descriptive des passages à l’acte homicide puis comparative entre les homicides intrafamiliaux et extrafamiliaux ont été réalisées.
Les résultats révèlent que les auteurs d’homicides sont de sexe masculin (76%), jeunes, dont l’enfance est marquée par des traumatismes (68%). Ils présentent précarité, une instabilité affective et sociale et des antécédents judiciaires notamment chez les auteurs d’homicides extrafamiliaux. Un diagnostic psychiatrique est retrouvé chez 83% des auteurs, quel que soit le type d’homicides. Les plus représentés sont les troubles de la personnalité (55%) essentiellement borderlines et antisociaux (plus fréquents chez les auteurs d’homicides extrafamiliaux), et l’abus ou la dépendance à l’alcool (54%). Les auteurs d’homicides intrafamiliaux présentent plus de troubles dépressifs. L’homicide intervient dans le milieu proche, dans un contexte de conflit ancien et/ou de rupture affective. Le geste est impulsif avec une arme d’opportunité. Dans le cadre des homicides extrafamiliaux, la motivation la plus fréquente va être la querelle (44%) devant la vengeance (19%). Le passage à l’acte intrafamilial se produit, quant à lui, dans un moment libératoire (17%) ou dans un désir de possession de l’autre (21%).
Notre travail a permis de dégager des éléments sociodémographiques psychopathologiques et criminologiques communs à l’ensemble des homicides. Nous retrouvons des passages à l’acte désorganisés dans un contexte de violences affectives. Les troubles psychiatriques graves sont peu fréquents comparés aux troubles de la personnalité et aux diagnostics en lien avec l’alcool. Il apparaît que la dépressivité est une notion beaucoup plus importante chez les auteurs d’homicides intrafamiliaux, quand les auteurs d’homicides extrafamiliaux sont plus souvent commis dans le registre antisocial, dépendants aux toxiques.

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