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Notre objectif est de comparer les expériences (inter-)subjectives de personnes souffrant de schizophrénie avec la perception que leurs proches en ont. L'instrument de mesure utilisé est l'échelle EASE (Évaluation des Anomalies de l’Expérience de Soi) qui permet, dans une orientation phénoménologique, une exploration semi-structurée en première personne des troubles de la conscience de soi. L'échantillon est composé de cinq personnes atteintes de schizophrénie et de cinq proches. Il a été demandé au patient de choisir comme « proche » la personne la plus significative pour lui. L’hypothèse centrale sur laquelle repose notre étude est qu’il existe une différence qualitative entre le discours du patient (perspective en première personne) et les représentations du proche (perspective en troisième personne). Les entrevues semi-structurées se sont déroulées individuellement, d’abord avec le patient, ensuite avec le proche. Les résultats de cette étude qualitative sont nombreux et suggèrent de nombreuses pistes d’analyse. L’une d’elle suggère notamment que les impressions des proches concernant le vécu (inter-)subjectif des patients dépendrait particulièrement de leur connaissance de la maladie de manière générale, de la qualité des échanges avec le patient mais aussi de leur regard/avis concernant la maladie. Nous observons que la communication est nettement plus présente chez les deux binômes de notre échantillon ayant le moins de différence entre les deux discours. De plus, ces deux binômes étaient également composés des deux patients les plus jeunes. Nous pourrions, dès lors, suggérer que les proches seraient plus attentifs au comportement du patient lors des premières phases de la maladie et que leurs démarches pour comprendre cette dernière soient également plus actives.

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