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La maladie cœliaque (MC) est une entéropathie apparentée aux maladies auto-immunes, induite par l’ingestion de gluten chez des individus génétiquement prédisposés. Les marqueurs génétiques HLA DQ2 et/ou HLA DQ8 sont présents chez 95% des sujets atteints d’une maladie cœliaque, mais ils ont une faible valeur prédictive positive. Sa prévalence, toutes formes confondues, est assez comparable d’un pays à l’autre, autour de 0,7 à 2 %. L'association entre la maladie cœliaque et la schizophrénie a été  décrite dans de nombreuses études. Cette comorbidité soulève la question des liens physiopathologiques communs, les difficultés diagnostiques et thérapeutiques rencontrées. Les mécanismes précis de la relation entre la maladie cœliaque et la schizophrénie ne sont pas élucidés, le facteur immunogénétique étant le plus étudié. Le diagnostic de maladie cœliaque chez les patients atteints de schizophrénie  présente un défi pour le clinicien, car la majorité d’entre eux  n'ont pas conscience de ces problèmes médicaux. D’autre part les sujets souffrant de schizophrénie et de maladie cœliaque ont des difficultés pour être actifs dans le traitement de leur maladie. Le dépistage de la maladie cœliaque à l’aide d’un dosage sérique est légitime devant le moindre signe d’appel car l’évolution silencieuse de la maladie cœliaque expose à des complications redoutables. L’antipsychotique choisi chez les malades cœliaques doit être dépourvu de gluten et d’amidon de blé. Même si les capacités d’insight sont faibles au cours de la schizophrénie, la psychoéducation reste  un élément primordial dans la prise en charge car le régime sans gluten modifie le pronostic de la maladie cœliaque et de la schizophrénie. 

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