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Objectifs :
- Déterminer la fréquence de la dépression chez des patients victimes d’un accident vasculaire cérébral (AVC),
- Evaluer chez eux le risque suicidaire et étudier les facteurs qui lui sont associés.
 
Méthodologie :
Nous avons mené une étude transversale, descriptive et analytique auprès de 35 patients suivis pour AVC à la consultation externe de neurologie, au CHU Habib Bourguiba, à Sfax (Tunisie), durant les mois de septembre et octobre 2015.
Nous avons utilisé l’échelle Center for Epidemiologic Studies-Depression (CES-D), le Mini Mental State Examination (MMSE), l’index de Barthel et l’échelle de Ducher (score>6 : haut risque suicidaire).
Les patients ayant un MMSE<10 ont été exclus.
Résultats :
Le sex-ratio était de 1,18. L’âge moyen était de 70,54 ans. La majorité des consultants était âgée de plus que 50 ans (88,5%), était non scolarisée (62,8%) et menait une vie en solitude (62,8%).
Sur le plan clinique,la lésion était de type ischémique dans 88,5%. Elle était du côté de la latéralité du patient dans 54,3%. L’hémiparésie était le déficit moteur le plus fréquent (88,5%). Des phénomènes douloureux étaient notés dans 68,5% des cas et des troubles sexuels dans 65,7%.
Les consultants ont eu une récupération totale du déficit neurologique dans 51,4% des cas et une récupération de la marche (sans aide) dans 71,4% des cas. Le score moyen de l’index de Barthel était de 81,28.
Les participants étaient déprimés dans 54,2% des cas. Un haut risque suicidaire, constaté dans 28,5% des cas, était corrélé à la dépression post-AVC (p=0,000), à la vie en solitude (p=0,032), à la rareté du déplacement extérieur après l’AVC (p=0,045), à la présence de phénomènes douloureux (p=0,03), à la présence de troubles sexuels (p=0,012), à la nécessité d’une aide (p=0,032) et à la sévérité du handicap selon l’index de Barthel (p=0,006).
 
Conclusion :
Nos résultats montrent qu’après un AVC, la dépression est fréquente et le risque suicidaire est élevé.
Prévenir le passage à l’acte passerait par une prise en charge adéquate des patients à risque, c’est-à-dire, le dépistage et le traitement de la dépression, la rééducation physique précoce pour une meilleure récupération du déficit moteur et donc une meilleure autonomie, le soulagement de la douleur et le traitement des troubles sexuels. 

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