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Introduction
Prendre des selfies et en partager sur les réseaux  sociaux est  devenu un phénomène répondu auprès des plus jeunes  depuis l’avènement des smart-phones. Ils exposent ainsi leurs corps et leurs vies en public ce qui a suscité récemment des interrogations sur d’éventuels troubles psychiatriques pouvant être liés à un tel comportement.
Objectif
Rechercher un manque d’estime de soi ou un manque de l’estime de  l’image du corps chez les jeunes qui prennent et partagent  des selfies sur les réseaux sociaux.
Matériels et Méthode
Nous avons mené une étude transversale comparative qui s’est déroulé sur une semaine au cours du  mois d’octobre portant sur 116 étudiants de la faculté de médecine ainsi que de l’école des sciences infirmières âgés entre 18 et 27 ans qui avaient des Smartphones. Nous avons procédé à une évaluation de l’estime de soi par l’échelle d’estime de soi de Rosenberg, et le Body Esteem Scale composé de trois sous-échelles( attribution, apparence ,poids) .On a divisé la population en 2 groupes ceux qui prenaient des selfies (G1) et ceux qui n’en prenaient pas(G2). Parmi le groupe G1 on a défini 2 autres sous groupes ceux qui postaient des selfies G3 et ceux qui n’en postaient pas G4.
Résultats
L’âge moyen était de 23,1 ans. 73,3 % étaient des femmes. Tous les jeunes avaient un compte sur les réseaux sociaux depuis 6 ans en moyenne : Le nombre d’heures moyen passées par jour sur ces réseaux était de 2,94. 63,8% prenaient des selfies parmi lesquels 70,2 % partageaient des selfies et 23%en partageaient  quotidiennement. Les plus jeunes postaient et partageaient plus les selfies que les ainés (p respectifs de 0,007 et <0,0001). Le groupe G1avait des scores moyens de l’échelle de Rosenberg plus bas que le groupe G2 (G1:31,3; G2:33,3; p=0,019). Pour l’attribution, l’apparence et le poids aucune différence significative n’a été noté entre les groupes G1 et G2 (p respectifs 0,3; 0,61; 0,87) ni entre le groupe G3 et G4 (p respectifs 0,3; 0,61; 0,87).
Conclusion
Les étudiants qui prenaient des selfies avaient moins d’estime de soi que leurs homologues mais autant d’estime de l’image du corps. D’autres conduites pathologiques peuvent être explorées chez cette population comme les troubles du comportement alimentaire ou l’addiction aux selfies.

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