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Introduction :
La psychiatrie tunisienne a vécu un tournant évolutif de son histoire par  l’évolution de l’hôpital Razi, le seul hôpital psychiatrique en Tunisie, d’une institution asilaire en un véritable centre de soins,  et par une éventuelle progression des mentalités vis-à-vis de la maladie mentale.
Objectifs :
Evaluer  les représentations sociales de la maladie mentale et les attitudes vis-à-vis des patients qui en souffrent.
Méthode :
Il s’agit d’une étude transversale et descriptive qui a porté sur  un échantillon de 134 personnes
constitué selon la méthode des quotas stratifiés sur l’âge, le sexe et le niveau d’éducation pour être représentatif de la population tunisienne.
Les données ont été recueillies grâce à un questionnaire composé de 18 questions.
Résultats :
Trente sept des participants avaient déjà consulté au moins une fois un psychiatre (27,6 %), et 28  rapportaient des  antécédents familiaux de maladie mentale (20,9%).
Plus que la moitié des participants trouve qu’un « fou » n’est pas responsable de ses actes (64,1%), qu’il n’a pas conscience de sa maladie et de son environnement (53,7%).
Quatre-vingt-dix-neuf des participants (73,9%) estiment qu’un « fou » est dangereux, dont  26,1%  ont déjà été agressés par un malade mental.
Plus qu’un tiers de l’échantillon (n=43) n’accepte pas d’avoir un malade mental dans leur entourage familial ou dans le travail et pense qu’il n’e peut pas se marier et avoir des enfants (n=48)
Les enquêtés pensaient  que la maladie mentale est contagieuse (n=33, 24,6%), qu’un malade mental ne peut pas avoir des maladies organiques (n=30, 22,4%), et qu’il ne souffre pas (n=26, 19,4%)
Plusieurs causes sont attribuées à la « folie » : choc émotionnel (25%), causes génétiques (21,8), causes organiques (18,7%)  et les addictions (6,2%).  Le tiers des participants pensait qu’elle  peut être expliquée par le fait que la personne est possédée par un Djinn ou ensorcelée.
Soixante huit  des participants ont rapporté que le Coran peut guérir la « folie » (50,7%).
Conclusion :
L’hôpital est définitivement sorti de son statut asilaire, mais force est de constater que la société Tunisienne garde une vision péjorative de la maladie mentale  renforçant ainsi la stigmatisation de nos patients. 

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