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Objectifs: Déterminer l'impact de l'association d'un trouble anxieux (trouble panique, trouble anxiété généralisé, phobie sociale, trouble obsessionnel et compulsif, état de stress post traumatique) chez les patients atteints de schizophrénie sur  la clinique, l'adaptation sociale et la qualité de vie.
Méthodologie: Etude transversale et comparative menée à la consultation du service de psychiatrie 'A' à l'hôpital Razi. Ont été inclus les patients ayant une schizophrénie selon les critères du DSM IV.
Nous avons recherché  une comorbidité anxieuse en utilisant le 'Mini International Neuropsychiatric Interview '(MINI) dans sa version validée en langue arabe. Nous avons divisé l'échantillon en deux groupes: le groupe1 ou groupe de patients ayant au moins un trouble anxieux concomittant et le groupe 2 composé de  patients n'ayant aucun trouble anxieux.
L'impact sur l'évolution clinique a été évalué  en utilisant la 'Positive and Negative Syndrome Scale' PANSS, le nombre d'hospitalisations/ an, les doses requises en neuroleptiques, et le nombre de tentatives de suicide. L'impact sur l'adaptation sociale a été évalué par l'échelle de l'évaluation globale  du fonctionnement (EGF) et l'activité professionnelle. La qualité de vie a été évaluée en utilisant  le 'Short Form-36 health survey' SF-36.
Résultats: Notre échantillon était composé de 30 patients de sexe masculin avec un âge moyen de  38,4 ±9,6. 60% des patients (n=18) avaient au moins un trouble anxieux concomitant non diagnostiqué. Nous n'avons pas objectivé de relation significative entre l'association à un trouble anxieux et la symptomatologie clinique (PANSS). Nous avons, toutefois,  noté que les patients  du groupe 1 ont nécessité des doses plus élevées de neuroleptiques (en équivalent chlorpromazine) (p=0.04) et de benzodiazépines (p=0.01).  Nos résultats ont  montré une relation significative entre l'association à un trouble anxieux et le statut professionnel au moment de l'évaluation (p=0,04).  Nous n'avons pas objectivé de différence significative entre les scores de l'EGF et du SF-36 entre les deux groupes.
Conclusion:  La comorbidité anxieuse reste largement sous diagnostiquée, complique considérablement l'évolution clinique de la schizophrénie.

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