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Introduction :
De multiples travaux ont montré un lien étroit entre la schizophrénie et certaines maladies immuno-inflammatoires, notamment la maladie cœliaque, le diabète type I et la polyarthrite rhumatoïde. Mais dans la littérature, très peu d’études ont mentionné la comorbidité entre schizophrénie et maladie de Wegener. 
OBJECTIF :
L’objectif de notre étude est d’illustrer à partir d’une étude de cas cette comorbidité et d’étudier les hypothèses etiopathogeniques communs  et les implications thérapeutiques corollaires.
PRÉSENTATION DE CAS :
Il s’agit de Mr LJ, âgé de 51 ans, suivi  pour  schizophrénie indifférenciée et qui a présenté une rechute psychotique dans un contexte d’arrêt de traitement concomitante à l’apparition d’un purpura vasculaire pétéchial ecchymotique et nécrotique.
L’interrogatoire a éliminé la cause médicamenteuse, vu le délai long entre l’arrêt du traitement et l’apparition de cette symptomatologie. Les explorations para cliniques ont montré : un syndrome inflammatoire biologique, un syndrome néphrotique impur et un dosage des anticorps c-ANCA, anti-PR3 en Elisa positif. L’échographie rénale a objectivé un épanchement pleural de moyenne abondance. La biopsie de la fosse nasale et du pavillon de l’oreille ont montré une inflammation non spécifique. L’éviction des neuroleptiques à métabolisme rénal avec usage des doses minimales efficaces ont été respectés durant la prise en charge. L’évolution des symptômes psychiques était favorable. Le patient est actuellement sous corticothérapie orale à base de prednisone à la dose de 1mg/kg/j. L’absence de troubles cognitifs et la normalité de l’imagerie cérébrale par résonance magnétique n’étaient pas en faveur d’une atteinte démentielle ou vasculaire dans le cadre de la maladie de Wegener.
DISCUSSION ET CONCLUSION:
Dans la littérature, certaines études portant sur des séries limitées de patients avec maladie de Wegener,  avaient montré une symptomatologie neurologique motrice, aphasique, sensorielle ou encore dysthymique. Dans notre cas, le début antérieur de la schizophrénie et la normalité du bilan étiologique, font évoquer plutôt une comorbidité entre les deux pathologies avec un soubassement étiologique commun.

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