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INTRODUCTION: L’élaboration  de  stratégies  préventives  est  devenue  une  priorité  pour les  chercheurs en  santé  mentale.  Les  travaux  dans  ce domaine se sont surtout  focalisés  sur la schizophrénie. Au contraire, pour les  troubles  du  spectre bipolaire,  l’identification  et  la  description  des  phases  précoces des épisodes thymiques semblent  susciter  beaucoup  moins  d’engouement. 
OBJECTIF: Déterminer la prévalence et  la durée d’évolution  des symptômes prodromiques précédant les épisodes thymiques au cours du trouble bipolaire.
METHODE:  Il s’agit d’une  étude transversale réalisée sur 81 patients  suivis à l’hôpital RAZI pour  un trouble bipolaire de type I ou II, en rémission clinique. Nous avons utilisé l’échelle « Bipolar Prodrome Symptom Scale- Retrospective » pour évaluer les prodromes des épisodes thymiques.
RESULTATS:
Notre population était constituée de 65,4% d’hommes (n=53) contre 34,6% de femmes (n=28) avec un sexe ratio H/F=1,89. L’âge moyen était de 32,87+/- 8,46ans. Les symptômes les plus
fréquemment rapportés  en pré épisode dépressif étaient essentiellement du registre dépressif. Ils étaient respectivement : humeur dépressive, perte du plaisir et de l’intérêt, fatigue et sentiment d’auto dévalorisation et de culpabilité. Les symptômes les plus fréquemment rapportés en pré épisode (hypo) maniaque/ mixte étaient essentiellement du registre maniaque. Ils étaient respectivement : réduction du besoin de sommeil, hyper énergie, humeur expansive, logorrhée, insomnie, activité sexuelle accrue, fuite des idées et confiance excessive en soi. Concernant  les symptômes généraux, l’isolement social, le fléchissement scolaire/professionnel et l’indécision étaient significativement davantage rapportés en pré épisode dépressif  tandis que la créativité accrue, la labilité de l’humeur, l’inversion du rythme nycthéméral, les crises de colère et l’opposition étaient significativement plus  rapportés en pré épisode (hypo)maniaque/ mixte.
La durée moyenne d’évolution des symptômes dépressifs était plus longue en pré épisode dépressif qu’en pré épisode (hypo)maniaque/ mixte alors que  celle d’évolution des symptômes maniaques était plus longue en pré épisode (hypo)maniaque/ mixte qu’en pré épisode dépressif. 

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