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Introduction :
Le lieu de travail constitue une micro société avec ses propres contraintes et ses propres valeurs. Dans un contexte de compétition et de tension permanente l’employé est confronté à des situations de stress durable. Ces exigences présentent un risque non seulement de quête des stimulants pour augmenter les capacités d’endurance et de performance, mais aussi, de workaholisme. Les études concernant l’addiction au travail et ses corrélations avec l’usage de caféine restent rares, surtout dans le milieu hospitalier.
Objectifs :
Les objectifs de ce travail étaient d’évaluer la prévalence de l’addiction au travail dans un groupe d’internes en psychiatrie et d’en étudier les éventuelles corrélations avec la dose journalière de caféine.
 
Matériel et méthodes :
C’est une étude transversale réalisée auprès de 60 internes tunisiens en psychiatrie. Pour évaluer l’addiction au travail, nous avons utilisé le Work Addiction Risk Test (WART) : c’est une échelle composée de 25 items, ses scores varient de 25 à 100 et sont répartis en trois catégories: de 25 à 54 pas d’addiction, de 55 à 69 addiction minime et de 70 à 100 addiction élevée. L’équivalent de dose en milligramme (mg) de caféine était utilisé pour évaluer la consommation journalière de cette substance.
Résultats :
La moyennes d’âge des recrutés était de 29,65 ans, le sex ratio (H/F)= 0,25. Le score moyen du WART était de 64,35. 30% n’avaient pas d’addiction au travail, 33% avaient une addiction minime et 37% avaient une addiction élevée. La moyenne journalière en mg de l’équivalent de dose de caféine était de 247,67 avec un minimum de 0 mg et un maximum de 770mg. Le score total du WART était corrélé positivement à l’âge (r=0,39 ; p=0,002) et à l’équivalent de dose de caféine (r=0,29 ; p=0,02).
 
Conclusion :
Dans cette étude nous avons trouvé qu’une addiction élevée au travail est présente chez un tiers des internes en psychiatrie. Étant donné cette prévalence, le dépistage et la prise en charge du surinvestissement au travail s’avèrent importants pour éviter les dissonances émotionnelles.
 
 

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