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Les dernières décennies ont vu les formes précoces des troubles du comportement alimentaires (TCA) mises au grand jour. De nombreux auteurs s’accordent sur le fait que la reconnaissance et la prise en charge précoce de ces formes cliniques représentent un enjeu majeur pour ces patientes.  
Nous avons étudié sept patientes âgées de 10 à 14ans, hospitalisées pour TCA, en 2015, dans la clinique spécialisée de Saint Vincent de Paul.
Nos objectifs étaient, en comparant nos observations et la littérature, de tenter de dégager un profil clinique spécifique et de réfléchir sur des hypothèses étiologiques et des propositions d’aménagement du soin.
Les éléments cliniques observés sont similaires à ceux de la littérature. Les patientes présentent une anorexie mentale restrictive, et sont en aménorrhée.  L’hyperactivité physique reste le comportement compensatoire le plus fréquent (84%) et il n’y a aucune prise de laxatif. La perte de poids est rapide et importante (8,6 kg sur une période de 9mois). Mais, nous ne retrouvons pas de poids extrême : l’IMC moyen à l’arrivée dans le service est de 14,2. Les patientes en aménorrhée primaire présentent plus fréquemment une restriction hydrique et une dysmorphophobie importante qu’il est nécessaire de prendre en compte.
La présence d’éléments déclencheurs dans l’apparition des troubles est plus fréquente chez ces formes précoces : facteurs environnementaux et pathologies somatiques. Contrairement à d’autres écrits, des dysfonctionnements familiaux majeurs ne sont présents que chez une seule patiente. Les antécédents psychiatriques familiaux,les plus retrouvés, sont des troubles anxio-dépressif (56%) et il n’y a aucun antécédent de TCA. Cependant, nous pouvons nous questionner sur l’hérédité au sens plus large que celui restreint du diagnostic de TCA tant sur des  traits de personnalité spécifiques que sur les préoccupations  alimentaires et corporelles.
L’objectif principal de la renutrition doit être la reprise de la croissance staturo-pondérale.  Par ailleurs,  ces jeunes patientes, dans leur présentation clinique, leur ambivalence au soin et leur difficulté de mise en mots, poussent les cliniciens à d’avantage impliquer les familles comme co-thérapeutes et à développer de nouveaux médiateurs de soin.

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