Filter by

Category

Introduction : les effets secondaires psychiatriques induits par interféron alpha sont fréquents (20-30%). Ils sont souvent à l’origine de rupture de soins de la part du patient ou du médecin qui craint une tentative de suicide.
But de l’étude : repérer et diagnostiquer les troubles psychiatriques induits par l’interféron alpha et évaluer leur impact sur l’observance au traitement antiviral à travers une prise en charge bi-disciplinaire entre gastro- entérologue et psychiatre.
Matériels et méthodes : étude prospective réalisée sur une période de 24 mois, incluant 102 patients atteints de l'hépatite C.  Les patients qui ont présenté les troubles psychiques ont été pris en charge par le psychiatre. Validation des cas  à l’aide des critères DSMIV TR et des échelles  spécifiques à chaque trouble psychique (troubles veille-sommeil, dépression, irritabilité,..) avant le début du traitement et à 1, 3, 6 et 12 mois de traitement.
Résultats : notre échantillon est composé de 50 femmes (’âge moyen= 47,6 ans) et 52 hommes (âge moyen =44 ans), entre18 et 71 ans. Il n’existe aucun antécédent psychiatrique ni toxicomanie.18 patients (8 femmes et 10 hommes) ont présenté des troubles psychiatriques de diverses intensités apparus entre la 5ème  et la 16ème semaine de traitement par interféron ; 2 patients (1 homme et 1 femme) ont présenté des symptômes sévères avec tentatives de suicide ayant nécessité un arrêt immédiat du traitement antiviral. Cependant, le traitement par l’interféron a pu être réinstauré chez l’un des deux patients après stabilisation de l’état  psychiatrique par des antidépresseurs (IRSS) avec un suivi strict bi-disciplinaire. Le traitement est maintenu toute la durée, les 16 autres patients ont présenté des signes de dépression traités par des antidépresseurs et ont pu mener à terme leur traitement antiviral.

Presentation comments

Be the first to comment this presentation

Back to main page in