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La dépendance à l’alcool est une maladie chronique, touchant environ 7% des hommes et 3% des femmes en Europe occidentale et entraînant des complications cognitives, comportementales et somatiques, ayant des conséquences sur la santé, la vie sociale, professionnelle et affective. Elle serait également un facteur d’accélération des processus dégénératifs du vieillissement cérébral. La dépendance à l’alcool est fréquemment associée à des troubles neuropsychologiques, d’intensité et de durée variables, s’installant souvent de manière progressive et insidieuse. Les atteintes cérébrales peuvent conduire par accumulation lésionnelle à un tableau de démence.
Dans une étude  portant sur 641 patients alcoolo-dépendants, les signes cognitifs les plus fréquemment observés concernaient la sphère exécutive (58% d’entre eux), ainsi que les troubles de la mémoire à court terme (32%) et des tableaux compatibles avec une démence attribuée à l’alcool (4%). Les troubles exécutifs seraient particulièrement impliqués dans les phénomènes de rechute et la persistance du comportement addictif pourrait s’expliquer par une atteinte frontale ou une perturbation des connexions fronto-limbiques, fronto-diencéphaliquesou fronto-cérébelleuses (revue med suisse 2011 -1450-1454).
La prévalence des troubles cognitifs chez les patients alcooliques est souvent sous estimée. Ces troubles sont parfois non recherchés d'une manière systématique dans les consultations destinées à ce genre de pathologies. Néanmoins une consommation excessive aigue ou chronique d'alcool peut conduire à des répercussions neuropsychologiques durables, réduisant les capacités intellectuelles pouvant même conduire à une perte de l'autonomie.
Les atteintes cognitives les plus retrouvées chez les alcooliques sont les dysfonctionnements exécutifs, les troubles de la mémoire épisodique, les désordres émotionnels et l'altération de la cognition sociale...

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