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La  schizophrénie, maladie  grave  et  fréquente, entraine  un  bouleversement  des  rapports  affectifs  et  sociaux  du  sujet  avec  autrui  et  la  réalité. Dans la genèse de la schizophrénie, les facteurs familiaux ont été recherchés dans la  perturbation de la dynamique du groupe familiale et notamment les études de recherche portant sur les émotions exprimées, bien qu’à ce niveau il soit difficile  de faire la part de ce qui est à l’origine de la  psychose et de ce qui lui est réactionnelle. L’étude des communications dans le milieu  familiale des schizophrénies a révélé de graves perturbations qui préexistent à la maladie et sans doute la préparent. Il semblerait que la famille peut être une cellule pathogène susceptible  de  faire  le  lit  de  la  maladie  et  voire  de  l’entretenir. Compte  tenu  de  notre  pratique, il  est  évident  que  la  famille  a  aussi  un  rôle  à  jouer  dans  la  réadaptation  du  malade. En  effet  les  plus  grands  périls  qui  menacent  le  patient  schizophrène, une  fois  réduits  les  symptômes  aigus  sont : la  passivité, la  désocialisation, l’enfermement  dans  la  chronicité. Il  est  important  d’utiliser  certes  les  ressources  de  la  thérapeutique  en  milieu  institutionnelle, mais  aussi  de  compter  sur  l’assistance  familiale, afin  de  favoriser  chez  le  malade  les  liens  interhumains  et  le  retour  à  une  plus  grande  autonomie.
Nous allons procéder à une illustration de trois cas cliniques :
- Le premier cas met en évidence une difficulté thérapeutique lié en grande partie à la non collaboration de la famille : c’est un cas de rejet manifeste.
- Le  deuxième  cas a trait  à  un  dysfonctionnement  familial du à la maladie mentale de la mère et de la sœur aînée.
- Le troisième cas d’assistance  familiale  satisfaisante.
Conclusion, le  pronostic peut  être amélioré,  pour  peu  que   soit  envisagée  une  prise  en  charge  de  qualité  à  la  fois  psychiatrique, familiale  et  socio-réadaptative.
En  pratique, les  causes  d’échec  tiennent  surtout  à  l’environnement  du  malade.
L’expérience  montre  que  le  malade  schizophrène  s’améliore  d’autant  mieux  que  la  famille  se  sent  concernée  et  participe  au  traitement.

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