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Contexte : les troubles liés à l’usage de substances sont fréquemment retrouvés dans les situations d’urgences psychiatriques, notamment lors des hospitalisations sous contrainte. Les objectifs de l’étude étaient d’évaluer la fréquence des problématiques addictologiques chez les patients admis en soins sous contrainte.
 
Patients et méthodes : nous avons réalisé une étude rétrospective sur deux groupes de patients hospitalisés sous contrainte à Paris (n=128) et en Seine Saint-Denis (n=132). Nous avons répertorié les symptômes principaux motivant l’hospitalisation dans les certificats médicaux des 72 premières heures d’hospitalisation sous contrainte et analysé les données des dossiers d’hospitalisation, notamment les diagnostics CIM-10. 
 
Résultats : la population comprenait 159 hommes et 101 femmes, d’âge médian 39 ans. Dans les 260 certificats d’hospitalisation, les motifs d’hospitalisation principaux étaient les symptômes délirants (77%), les états d’agitation (51%), les comportements agressifs (45%). Les pathologies les plus fréquentes étaient les troubles psychotiques (57%) et les troubles de l’humeur (27%). Une prise de toxiques était rapportée dans 26% des certificats (principalement alcool : 37%, cannabis : 35%). La consommation de cannabis était liée à l’agitation (p=0,006) et aux symptômes délirants (p=0,02). L’alcool était lié à une symptomatologie suicidaire (p=0,006) et à une symptomatologie dépressive (p=0,02).
La comparaison des groupes de sujets hospitalisés en Seine Saint Denis et à Paris a retrouvé respectivement 70% et 52% de sujets de sexe masculin (p=0,003), un âge médian de 35 ans et 43 ans (p=0,001). La consommation de cannabis était plus fréquemment retrouvée dans les motifs d’hospitalisation en Seine Saint Denis (34% vs 15%) et la consommation d’alcool à Paris (36% vs 16%), (p=0,003). L’agressivité et l’agitation étaient plus fréquemment rencontrés en Seine Saint Denis (respectivement 53% vs 35%, p=0,00002 et 56% vs 47%, p=0,01).
 
Conclusions : La comparaison des deux groupes a montré des différences pour le genre, l’âge, la nature des toxiques consommés, les signes cliniques, la distribution des pathologies, reflétant probablement des différences sociodémographiques entre les secteurs psychiatriques étudiés. 

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