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En 2006, la Haute Autorité de Santé a publié des recommandations de bonne pratique sur l’anxiété et la dépression et, en 2007, sur l’utilisation des benzodiazépines. Une étude a été conduite sur une base de données de l’Assurance Maladie française, l’Echantillon Généraliste des Bénéficiaires, pour évaluer l’impact de la publication de ces recommandations sur l’utilisation des antidépresseurs et des benzodiazépines chez les personnes âgées d’au moins 65 ans.
Deux cohortes ont été construites : 16 144 personnes initiant un nouveau traitement antidépresseur entre 2006 et 2012 et 44 619 personnes initiant un nouveau traitement benzodiazépinique entre 2006 et 2013. Des critères de conformité ont été déterminés à l’aide des recommandations (durée de traitement, type de médicament, surveillance clinique, surveillance biologique). L’impact de la publication des recommandations a été évalué par des modèles de régression segmentée pour analyse de données longitudinales interrompues.
Concernant les antidépresseurs, la sélection d’un médicament non tricyclique et non IMAO, ainsi que la surveillance clinique, étaient correctes dans plus de 80% des cas. En revanche, 13% des patients âgés de 65 à 74 ans et 18,5% des patients âgés d’au moins 75 ans recevaient une durée de traitement adéquate (au moins un an). La surveillance du ionogramme n’était effectuée que dans 20% des cas. Concernant les benzodiazépines hypnotiques, un produit à demi-vie courte était utilisé dans 95% des cas et la durée de traitement était inférieure à un mois dans 80% des cas. Si la durée des traitements anxiolytiques par benzodiazépines était de moins de trois mois dans plus de 70% des cas, moins de 50% utilisaient des produits à demi-vie courte ou intermédiaires. Il n’a pas été retrouvé d’impact de la publication des recommandations par la HAS sur l’utilisation des antidépresseurs et des benzodiazépines chez les personnes âgées d’au moins 65 ans.

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