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Les violences conjugales, que les enfants y soient exposés de façon directe ou indirecte, ont toujours un impact considérable sur eux. Même si les violences ne sont pas dirigées contre leur personne, elles constituent un réel traumatisme. Une mémoire traumatique qui fait revivre les violences lors de cauchemars, de flash-back et d'attaques de panique peut faire suspecter un ESPT chez l’enfant.
Il s’agit d’une étude transversale visant le dépistage d’un ESPT chez les enfants consultant en pédopsychiatrie à l’hôpital Ar-razi et ayant été témoins de scènes de violence conjugale au foyer familial. L’évaluation des symptômes post traumatiques a été réalisée à l’aide du Child Post-Traumatic Stress-Reaction (CPTS-RI) autoquestionnaire qui sert à évaluer la gravité des réactions post-traumatiques.
Résultats : notre échantillon est composé de 23 enfants âgés entre 4 et 16 ans. La majorité (82,8%) avait un score grave sur l’échelle CPTS-RI. Les troubles anxieux étaient répartis de façon égale en : trouble anxiété de séparation, trouble anxiété généralisée et trouble anxiété sociale. La dépression représentait le seul trouble de l’humeur retrouvé. Toutes les mères suivies pour un trouble psychiatrique avaient une dépression. les deux enfants ayant un score supérieur à 60 sur l’échelle CPTS-RI (correspondant à « très grave ») faisaient partie des enfants exposés à une scène unique de violence conjugale.

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