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Notre communication se propose dans un premier temps de rapporter les résultats d’une étude menée par l’Observatoire Régional de Santé du Limousin via l’envoi d’un questionnaire aux 2356 médecins de la région Limousin. Avec un taux de participation de 44%, nous avons pu recueillir 1029 questionnaires complets.
 
Nous avons mis en évidence une importante consommation de substances psychoactives, une souffrance psychique fréquemment rapportée et des scores de burn-out particulièrement élevés dans cette population. Les pensées suicidaires et tentatives de suicide sont loin d’être négligeables, de même que la consommation de psychotropes.
 
Afin de pouvoir mieux interpréter ces résultats particulièrement alarmants et que nous avions largement sous-évalués au départ, nous les avons mis en parallèle avec différentes variables que nous avions recueillies dans notre étude : charge et organisation du travail, aspect relationnel dans le contexte professionnel, perception subjective sur le plan qualitatif et quantitatif de leur activité. Les perspectives professionnelles et la reconnaissance professionnelle ont également été analysées. Des comparaisons ont été faites par sous-groupes : libéraux versus hospitaliers, spécialistes versus généralistes, et sur des données sociodémographiques (sexe, âge, lieu d’exercice).
 
Il s’agit à notre connaissance de l’étude française ayant le plus large effectif et la seule qui ait fait une évaluation aussi détaillée de la souffrance psychique des médecins, les autres études s’étant principalement centrées sur le burn-out.
 
Nous avons également interrogé nos confrères sur les moyens utilisés pour gérer cette souffrance psychique, les possibilités d’aide et de soutien qu’ils connaissent et ceux dont ils souhaiteraient pouvoir bénéficier. A partir de cela, la seconde partie de notre exposé abordera les actions spécifiques susceptibles d’être mises en place face à la recrudescence de la souffrance psychique des médecins (en particulier l’existence d’une consultation psychiatrique dédiée) et les spécificités de la prise en charge psychiatrique d’un confrère médecin en insistant sur la nécessité d’intervenir sur la stigmatisation de cette souffrance et les caractéristiques psychopathologiques propres à notre profession.
 
 

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