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Introduction:
La schizophrénie est une maladie invalidante et fréquemment associée à des difficultés relationnelles ce qu’explique la prévalence élevée des personnes célibataires dans cette population. Vraisemblablement, des facteurs socioculturels peuvent avoir des impacts sur  la situation matrimoniale des patients atteints par la schizophrénie.   
Objectif:
Etudier les caractéristiques matrimoniales des patients atteints de schizophrénie et les comparer aux statistiques nationales.
 Matériel et méthode:
Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive, menée sur 6 ans (2008-2014) au service de  psychiatrie de l’EPS de Monastir, incluant tous les patients hospitalisés et portant le diagnostic de schizophrénie (DSM IV-TR). Un questionnaire conçu pour l’étude a servi au recueil des données à travers la revue du dossier. La comparaison a été faite par rapport à la population générale tunisienne à travers les données fournies par l’Institut National des Statistiques dans son dernier recensement en 2014.
Résultats:
L’échantillon obtenu était composé de 430 patients dont 337 (87,4%) hommes. L’âge moyen était de 38,37 +/- 11,36 ans. Les sous-types de la schizophrénie se repartissent de la façon suivante ; type indifférenciée (36%), type paranoïde (23,3 %), type désorganisée (14,4%) et le type résiduel  (2,8 %). Le taux de célibat était plus important chez les hommes (81%) par rapport aux femmes (67%). Nous avons révélé un taux de célibat plus élevé chez les patients atteints de schizophrénie par rapport à la population générale qui n’est que de  48,4% chez les hommes et de 40% chez femmes. D’autre part, nous avons constaté que le taux des patients mariés dans notre étude est plus important (19%) en comparaison avec des données retrouvées dans des pays occidentaux. Nous n’avons pas trouvés de différence significative en termes de statut matrimonial entre les différentes formes de schizophrénie dans les deux sexes.
Conclusion:
Nos résultats s’accordent  avec la notion classique de l’exclusion sociale des patients atteints de schizophrénie. La relative faible prévalence des patients isolés et célibataires dans notre travail peut être expliquée par le contexte socioculturel considérant le mariage comme un facteur protecteur contre les maux de l’esprit.      

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