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INTRODUCTION : Pour pouvoir parler d’épisode dépressif majeur, le DSM impose aux psychiatres d’éliminer une affection médicale générale  pouvant expliquer la symptomatologie. Parmi ces états pathologiques, le DSM évoque certaines endocrinopathies. Le déficit en testostérone appelé encore déficit androgénique lié à l’âge ( DALA) est une pathologie endocrinienne touchant l’homme à partir de 50 ans  et se caractérisant sur le plan clinique par des troubles sexuels et des troubles généraux : asthénie, humeur dépressive, irritabilité, troubles du sommeil . Le diagnostic est confirmé par un bilan biologique. Cette symptomatologie est suffisamment proche des états dépressifs pour qu’on puisse se poser la question d’un tel diagnostic devant un patient dépressif. D’autant que le traitement du DALA semble améliorer l’humeur.
Nous nous sommes interrogés sur les pratiques des psychiatres afin de savoir si ils pensaient à dépister des causes organiques chez leurs patients dépressifs et notamment le DALA.
MATERIEL ET METHODE : Nous avons réalisé un questionnaire intitulé : « évaluation des facteurs organiques, notamment hormonaux et de la sexualité chez l’homme d’âge moyen présentant un syndrome dépressif : état des lieux des pratiques en psychiatrie ». Le but principal était d’évaluer si le DALA était recherché, l’objectif secondaire, de savoir si les psychiatres recherchaient des causes organiques et interrogeaient les patients sur leur vie sexuelle.
RESULTATS : 1241 questionnaires ont été distribués  aux psychiatres en exercice et aux internes en psychiatrie dont certains étaient sensibilisés au dépistage des troubles sexuels et nous avons récolté 152 réponses. Notre enquête montre que le DALA est recherché systématiquement par 1,4% des psychiatres et jamais par 67,2% d’entre eux. Face à un patient dépressif et présentant des troubles sexuels, 87% des psychiatres ne proposent pas de dosage de testostérone.
CONCLUSION : Peu de psychiatres semblent donc formés à dépister et prendre en charge le DALA dans leur pratique clinique. Le manque de connaissance dans ce domaine paraît évident et des formations pourraient être proposées d’autant qu’a en croire notre questionnaire, une large majorité de psychiatres seraient intéressés.

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