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La conciliation médicamenteuse vise à sécuriser la prescription hospitalière à l’admission en croisant plusieurs sources d’informations. Pour récupérer de manière sûre et exhaustive le traitement en cours au moment de l’admission, le pharmacien hospitalier contacte le pharmacien d’officine et le médecin traitant. Le pharmacien compare le traitement prescrit par le médecin psychiatre et le traitement ambulatoire recueilli lors de l’enquête. Les divergences constatées sont analysées avec le médecin psychiatre pour déterminer si elles sont intentionnelles ou non. En cas de divergences non intentionnelles, le médecin psychiatre corrige la prescription.
Les objectifs sont de présenter un premier bilan après quelques mois de la mise en place de cette nouvelle démarche.
Des critères d’éligibilité ont été définis : patient avec une prescription de médicaments somatiques lors d’une première hospitalisation ou avec une précédente hospitalisation supérieure ou égale à 3 mois. Une étude prospective a été réalisée du 15/12/14 au 31/03/15 comportant 41 patients répartis dans 9 services de soins.
La moyenne d’âge des patients ayant participé à la conciliation est de 60,5 ans. C’est une population à risque car elle peut présenter de nombreuses comorbidités (hypertension, diabète, insuffisance rénale…) et est souvent polymédicamentée. 78% des conciliations ont eu lieu entre 0 et 1 jour après l’admission du patient. 68,3% des patients ont présenté au moins une divergence intentionnelle tandis que 36,6% de patients ont présenté au moins une divergence non intentionnelle. Parmi les 22 divergences non intentionnelles, nous avons recensé 45,50% d’omission, 31,80% de sous dosage, 13,60% de sur dosage, 5% d’erreur de médicament prescrit et 5% de durée de prescription inadaptée. La majorité des divergences non intentionnelles est due à des médicaments du traitement de l’hypertension et de l’insuffisance cardiaque avec 31,2% des erreurs. Les antiulcéreux représentent 18,2% des erreurs tandis que les héparines/antiagrégants et les traitements hormonaux substitutifs sont responsables de 9,2% des erreurs.
La conciliation médicamenteuse a donc tout à fait sa place en psychiatrie car le risque d’erreur à l’admission  est particulièrement  important avec les médicaments somatiques.

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