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La destruction de PSL est une situation inacceptable dans le contexte actuel d’épargne transfusionnelle. Suite à une première étude sur l’année 2014 visant à analyser les causes de destruction des PSL, des mesures correctives concernant une meilleure adéquation de la prescription aux besoins et une meilleure organisation des soins ont été mises en place. Le présent rapport concerne les résultats collectés sur 2 sites du CHU de Lyon en 2015 et 2016 sous l’application à ces mesures correctives.
Au total, 0.79% des PSL distribués ont été détruits sur l’année 2015 et 1.01% sur l’année 2016 (contre 1.05% en 2014). Les produits retournés en 2015 et en 2016 concernaient: CGR (75% et 59.7% respectivement), MCP ou CPA (3% et 1.3%), plasma (21% et 38.8%). 43% et 36.5% des PSL détruits ont relevé de causes inévitables contre 55% et 63.5% de causes évitables, ces dernières atteignant même 72% dans certains services de chirurgie. Les principales causes évitables comprenaient principalement des défauts d’organisation des soins (patient indisponible, pas de voie d’abord): 14.5% en 2015 et 27.7% en 2016; des défauts d’application des bonnes pratiques transfusionnelles (poche percée lors de la percussion): 31.2% et 12.4%; et un non-respect des bonnes pratiques de prescription (sur-prescription): 47.9% et 51%.
Au total, si les taux de PSL détruits au cours des années 2015 et 2016 sont inférieur au taux de 2004 (traduisant une certaine efficacité des mesures correctives), les pourcentages de destructions évitables restent trop élevés (plus de 50% au global). Ceci nécessitera la poursuite des mesures éducatives entreprises, en particulier auprès des prescripteurs dans les services les plus exposés. 

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