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Introduction De nombreux symptômes sont décrits dans les signes cliniques des effets indésirables receveurs immédiats (EIR-I). Certains sont classiques, mais pas toujours. Telle est la douleur, attendue quand il y a une hémolyse, mais présente bien au-delà. Certains auteurs en ont même fait un diagnostic à part entière : la douleur aiguë post-transfusionnelle.
Méthodologie L’ANSM a produit un extrait de la base e-FIT portant sur tous les EIR-I avec présence du signe « douleur », survenus entre 2000 et 2015, avec une imputabilité au moins possible.
Résultats Sur la période considérée, 61.185 EIR-I ont été déclarés, dont 4.806 (7,9%) mentionnaient de la douleur. Les douleurs les plus fréquentes sont lombaires (28%), abdominales (23%), céphalées (15%) et thoraciques (12%). Le symptôme est présent dans 6,8% des EIR-I de grade 1 ou 2, mais dans 12,2% des plus sévères. Les plaquettes sont plus souvent en cause (10,8%) que les globules rouges (7,1%) ou les plasmas (3,2%). Une fréquence élevée de 12,0% est retrouvée dans les hémolyses, qui atteint 29,1% en cas de patients drépanocytaires. Mais la donnée la plus surprenante est le taux de douleurs dans les diagnostics inconnus avec 80,5%.
Discussion Cette étude fournit des données utiles sur l’épidémiologie de la douleur dans les EIR-I. Le constat d’une fréquence très élevée dans les diagnostics inconnus renvoie au fait que, en dehors de quelques tableaux cliniques précis, sa présence crée peut-être de la confusion dans le diagnostic différentiel. Mais il est également possible que ceci démontre la réalité d’une entité diagnostique jusqu’alors absente du référentiel français, la douleur aiguë post-transfusionnelle

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