Filtrer par

Catégorie

Le CD36 est une glycoprotéine de 472 acides aminés retrouvée à la surface de plusieurs types cellulaires dont les plaquettes, les monocytes et les érythroblastes. Le CD36 est aussi connu comme le récepteur de nombreux ligands tels la thrombospondine, le collagène ou les acides gras. L’absence d’expression de CD36 (phénotype CD36 NEG) est retrouvée chez 0.3% des Caucasiens, 3-11% des Asiatiques et 2.5-7% des Afro-antillais, et semble asymptomatique. 
L’absence de la glycoprotéine CD36 est détectée par immunofluorescence plaquettaire en lecture microscopique et en MAIPA. Elle est ensuite confirmée par cytométrie en flux réalisée sur les plaquettes et les monocytes afin de catégoriser les types de déficit en CD36. Les 15 exons du gène des patients CD36 NEG sont séquencés par la méthode de Sanger.
Parmi les patients drépanocytaires testés au laboratoire HLA-ILP de Créteil depuis 1 an, 4 ont présenté un phénotype plaquettaire CD36 NEG. La caractérisation moléculaire a permis de retrouver chez 3 patientes la mutation T975G responsable d’un codon stop dans l’exon 10 identifiée fréquemment dans la population afro-antillaise. Plus intéressant, nous avons mis en évidence une nouvelle base moléculaire du phénotype CD36 NEG chez une patiente. La substitution de deux adénines (d.a367-a368 ; i.g367) par une guanine dans l’exon 4 provoque un décalage du cadre de lecture avec création d’un codon stop sur le codon 76. 
L’implication fonctionnelle précise des variants du CD36 dans la population Afro-Antillaise n’est pas connue cependant une pression de sélection probablement due à plusieurs agents infectieux non identifiés reste une spéculation d’actualité.
 

Commentaires de la présentation

Soyez le premier à commenter cette présentation

Back to main page in