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Le dosage systématique des antigènes et des anticorps viraux,  bactériens chez les donneurs de sang, associé à la sélection des donneurs de sang à faible risque de transmission d’agents pathogènes, a contribué à l’amélioration de la  sécurité transfusionnelle dans la plupart des pays d’Afrique subsaharienne. Cette étude rétrospective trisannuelle avait pour but, d’évaluer la séroprévalence  des virus de l’immunodéficience humaine (VIH), du virus de l’hépatite C (VHC) et du Treponema pallidum  chez les donneurs de sang de premier don de Libreville,  et d’identifier  les profils sociodémographiques des donneurs à risque.
Le diagnostic des agents infectieux a été réalisé par des tests immunoenzymatiques de quatrième génération.
27210 donneurs de sang de premier don ont été enregistrés, soit 16,6% de femmes et 83,4%  d’hommes. 78,4% des donneurs  avaient moins  de 35  ans. Les donneurs volontaires  représentaient 32,1%. La séroréactivité globale du VIH, VHC et de la Syphilis était respectivement de 3,4% ; 1,2% et 3,2%. Les donneurs de sexe féminin et ceux plus âgés de 35 ans étaient significativement plus réactifs au VIH et à la syphilis. Les séroréactivités du VHC et de la syphilis ont significativement baissé entre 2009 et 2015.Les donneurs familiaux étaient significativement plus réactifs que les bénévoles.
Le risque de contamination bactérienne ou virale est réel chez les donneurs de sang   malgré les séroprévalences des marqueurs infectieux en diminution. Le donneur majoritaire au CNTS est familial, le profil type du donneur à risque. Le donneur de choix à faible risque, est  bénévole, de sexe masculin âgé de moins de 35 ans, le type de donneur à motiver et à fidéliser.

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