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Introduction La correction de l’anémie et/ou de la thrombopénie de patients atteints de syndrome myélodysplasique nécessite le recours à des transfusions régulières. Afin d’apprécier les effets indésirables receveur (EIR) chez ces patients, une étude a été réalisée sur une période de 6 ans et demi.
Matériel et Méthodes Les fiches d’EIR de patients transfusés dans des établissements de soins de la région Auvergne Rhône Alpes ont été extraites du ficher national de télé-déclaration e-FIT et analysées. La catégorie diagnostique des EIR, leur gravité, le produit sanguin labile (PSL) en cause et son imputabilité ont été évaluées.
Résultats Du 01 janvier 2010 au 30 juin 2016, 7174 EIR sont survenus, dont 193 (2,7%) chez 165 patients myélodysplasiques [69 femmes (41,8%), 96 hommes (58,2)] de 68 ans d’âge moyen. La réaction fébrile non hémolytique (RFNH) était l’EIR le plus fréquent (56 cas, 29,0%) suivi de l’alloimmunisation anti-érythrocytaire (43 cas, 22,3%) et de l’allergie (33 cas, 17,1%). L’alloimmunisation anti-E (11 cas) était prépondérante. L’œdème aigu du poumon de surcharge a été notifié dans 8 cas. Parmi les 16 EIR infection bactérienne signalés, la culture bactérienne du PSL effectuée dans 15 cas, n’a pas confirmé d’infection. Sur le plan de la gravité, 177 EIR étaient de grade 1 (non sévère) (91,7%), 11 de grade 2 (sévère) et 5 de grade 3 (menace vitale immédiate). Le concentré de globules rouges était majoritairement en cause (119 EIR). L’imputabilité certaine du PSL n’a été retenue que dans 35 EIR (18,1%).
Conclusion Parmi les patients avec myélodysplasie, la RFNH est l’EIR le plus fréquent et l’alloimmunisation anti-E est la plus souvent notifiée.

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