Filtrer par

Catégorie

La schizophrénie est la 5ème cause d'incapacités dans le monde selon l'OMS. Ces incapacités sont fortement liées aux symptômes négatifs qui ont d’importantes conséquences sur le fonctionnement social des patients et qui répondent peu aux thérapeutiques actuelles.
Au–delà des effets sur la santé physique, la littérature suggère que les activités physiques adaptées (APA) réduisent le niveau global des symptômes (Gorczynski & Faulkner, 2014). Cependant, ces résultats ne permettent pas de distinguer l’effet spécifique de cette intervention sur les symptômes négatifs et les rares études sur ce sujet comportent de nombreux biais méthodologiques ne permettant pas de confirmer clairement l’effet des APA sur la symptomatologie psychiatrique (Acil et al., 2008).
L’objectif de cette étude préliminaire est d'explorer l'efficacité thérapeutique de l'Activité Physique Adaptée sur les symptomes négatifs et plus particulièrement sur l’apathie dans la schizophrénie.

Méthode :
18 patients atteints de schizophrénie ont été recruté et réparti aléatoirement dans deux groupes. Un groupe avec prise en charge APA (N=9) et un groupe soins courants sans APA (N=9).
 
Intervention
24 séances d’une heure d’APA sur 12 semaines tel que préconisé par Bernard & Ninot (2011) sollicitant la voie énergétique aérobie, entre 50% et 60 % de la fréquence cardiaque maximale (badminton), et un travail en résistance pour favoriser le maintien de la masse musculaire (gym douce avec poids du corps).

Evaluations T0 et T1:
  • Positive and Negative Syndrome Scale (Kay et al., 1987)
  • Lille Apathy Rating Scale (Sokel et al., 2006) 
  • Beck Depression Inventory (Beck et al., 1998) 
  • Test de marche de 6 minutes (Butland et al.,1982) 
 
Résultats :
Les résultats préliminaires mettent en évidence, après prise en charge, que les patients du groupe APA présentent une réduction significative de la symptomatologie négative et notament du score d’apathie comparé au groupe sans APA (z=-2,248, p=0,039). Concernant les résultats intragroupes, une différence significative entre T0 et T1 concernant l’activité générale évaluée par le test de marche de 6 minutes apparaît pour le groupe APA (z=-2,666,p=0,008). Enfin l’étude met en évidence une tendance significative en faveur d’une réduction du syndrome d’apathie entre le temps T0 et T1 pour le groupe APA (z=-1.827, p=0.068). Ces différences ne sont pas présentent pour le groupe sans APA.
 
Conclusion:
Ces résultats très prometteurs se doivent d’être confirmés dans une étude plus vaste, permettant de définir clairement l’effet d’une activité physique sur la symptomatologie schizophrénique. 

Commentaires de la présentation

Soyez le premier à commenter cette présentation

Back to main page in