Filtrer par

Catégorie

Introduction
La loi belge permet le recours à l'euthanasie dans les cas de souffrances physiques OU psychiques qui surviennent dans  un contexte de maladie. Cette maladie ne doit pas obligatoirement être léthale dans des délais rapprochés.
Ceci pose des questions importantes dans le cadre des trouble mentaux, et entre autres celle de la différence entre suicide et euthanasie.
Méthode
Je revois de manière historique les conceptions construites autours du suicide depuis l'antiquité en Occident. Le premier équilibre, élaboré dans l'antiquité, repose sur la liberté individuelle, la religion, et la loi. Le second, au Moyen-âge sur la toute-puissance de la vision religieuse, quelque peu temperée par la notion de folie. J'en arrive à l'équilibre actuel construit autour d'une tension entre liberté et sacralité de la vie individuelle (la vie n'est palus sacrée parce qu'elle émane de Dieu mais parce qu'elle est garante de notre bonheur), tension résolue par la médicalisation du suicide. Le suicide devient ainsi "une folie", qui justifie voire impose un soin. 
Cette médicalisation pose cependant un grand problème quand la maladie autorise l'euthanasie, créant un champs d'aporie et de double contrainte. La maladie devient ainsi ce qui permet de prévenir, de traiter  voire de contraindre les patients à se soigner si ils ont des idées de suicide, mais également ce qui permet d'invoquer le recours à l'euthanasie.
De plus cette médicalisation pose la question de la définition de la maladie mentale. La définition de la maladie mentale est très problèmatique, et le type de définition retenue va conditionner de manière importante la manière dont on peut penser que le suicide est, ou n'est pas, une maladie mentale. Ce problème de définition, déjà très net dans le cas de suicide, devient encore plus embarrassant dans le cadre de l'euthanasie. Quelle maladie mentale permet-elle d'envisager le recours à l'authanasie?
Conclusion
Le recour à l'euthanasie dans le champs psychiatrique me semble problèmatique dans la mesure ou la médicalisation du suicide a permis, dans nos société de résoudre l'aporie sacralité de la vie/ liberté. Si cette médicalisation permet le recours à l'euthanasie, le système devient illogique. Cette résolution repose en plus sur une définition problématique de la maladie mentale, et est mise à mal par le recours à l'euthanasie dans le cadre de  ces mêmes maladies mentales. 

Commentaires de la présentation

Soyez le premier à commenter cette présentation

Back to main page in