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L’activité physique et sportive (APS) tient une place particulière au sein de notre société actuelle. Le sport se pratique, il permet de fédérer, de partager et de réaliser des rencontres ; il est donc un outil de lien social. Il est aussi un outil de prévention de santé mais également un outil thérapeutique. En effet, au sein même de la pratique médicale, l’APS est reconnue et même utilisée dans les démarches thérapeutiques non médicamenteuses, comme par exemple en oncologie, en cardiologie… Ainsi, il lui est accordé des bienfaits pour la santé physique et notamment sur les facteurs de risques cardiovasculaires ou encore les risques de récidives de cancers. Qu’en est-il en psychiatrie ?

Objectif de l’étude :
Questionner la pratique actuelle des psychiatres/pédopsychiatres de la région des Hauts-de-France, qu’ils exercent en service public ou privé, sur la préconisation de l’APS pour leurs patients. L’interrogation qui sous-tend ce travail est de savoir si la préconisation de l’APS est réalisée à visée thérapeutique dans le projet de soin du patient suivi en psychiatrie ?

Méthode :
Un état des lieux des pratiques actuelles sur la préconisation de l’APS en psychiatrie sera réalisé à l’aide d’un questionnaire en ligne, anonyme et standardisé, prochainement envoyé à l’ensemble des psychiatres et pédopsychiatres de la région des Hauts-de-France. Une analyse statistique sera réalisée dès le retour des questionnaires en ligne.

Discussion :
On observe dans de nombreux services de psychiatrie, tant en psychiatrie adulte, qu’en psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, que des APS sont proposées, que ce soit en service d’hospitalisation, en hôpital de jour ou encore en centre d’activité thérapeutique à temps partiel. Dans la littérature, par-delà les bienfaits reconnus pour la santé du corps, les bénéfices de l’APS pour le maintien et l’amélioration de la santé mentale sont aujourd’hui admis. Il s’agit d’un moyen décrit de resocialisation et de renforcement de l’estime de soi. Elle contribue, par exemple, à prévenir l’anxiété et la symptomatologie dépressive via les sécrétions hormonales, sérotonine et endorphines notamment, qu’elle induit, démontrée dans des études en neurobiologie. De plus, la pratique d’une activité physique régulière, chez des personnes présentant des troubles psychiatriques, peut être associée à une amélioration symptomatique, ainsi qu’à la prévention de certains effets indésirables des psychotropes.

Conclusion :
Les résultats de cette enquête auprès des psychiatres/pédopsychiatres de la région des Hauts-de-France permettront de mieux connaître d’une part, les habitudes de préconisation de l’APS auprès de patients souffrant de troubles psychiatriques et de définir d’autre part, les objectifs attendus par les prescripteurs, de cette préconisation.
 
Mots Clés : Activité physique et sportive, psychiatrie, thérapeutique en psychiatrie

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