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Introduction : la phobie sociale est une pathologie fréquente, débutant le plus souvent dans l’enfance ou l’adolescence, avec de fréquentes conséquences négatives au cours de la vie, entraînant des évitements sociaux et/ou une souffrance significative et parfois une invalidité dans différents domaines de la vie sociale, affective et professionnelle, lorsque cette pathologie n’est pas décelée et prise en charge précocement. Notre étude propose de réaliser une première validation de l’échelle d’anxiété sociale adaptée à l’enfant et l’adolescent (échelle traduite en langue française). Méthodologie : nous avons étudiés trois groupes d’enfants et d’adolescents, âgés de 7 à 17ans, souffrant respectivement de phobie sociale (n=15), de trouble déficit attentionnel / hyperactivité (TDAH) sans trouble anxieux (n=15), et un groupe témoin recruté en population générale (n=20). Les diagnostics sont confirmés de manière standardisée à l’aide du MINI-KID (Mini International Neuropsychiatric Interview). L’évaluation de l’anxiété sociale et les évitements sont étudiés à l’aide de l’échelle de Liebowitz EASL-EA. Enfin, les parents ont évalué le tempérament de leur enfant, de manière rétrospective, dans les trois groupes, avec les questionnaires validés suivants : l’échelle Emotivité, Activité et Sociabilité (EAS), et le Questionnaire d’Inhibition Comportementale Adapté à l’Enfant (QIAE); l’enfant évaluait son anxiété à l’aide de l’échelle MASC (Multidimensional Anxiety Scale for Children).Résultats : les résultats d’anxiété sociale à l’EASL-EA sont supérieurs et très significatifs statistiquement (p<0,0001) dans le groupe phobie sociale, comparativement aux deux autres groupes, et il existe d’autres résultats intéressants analysés; les sous-dimensions anxiété sociale – anxiété de séparation et panique – symptômes physiques neurovégétatifs d’anxiété (dimensions étudiées à la MASC) – montrent aussi des scores élevés significatifs dans le groupe phobie sociale comparativement au groupe témoin. Seule la dimension évitement du danger ne montre pas de différence statistique entre les groupes. Ce résultat est analysé également en fonction de nos observations cliniques. Enfin, l’histoire de vie des enfants phobiques sociaux montrait souvent une émotivité importante et une inhibition dans les situations nouvelles, retrouvées également dans les résultats statistiques comparativement aux groupes contrôle et témoin à l’EAS. Conclusion : L’échelle de Liebowitz adaptée à l’enfant et l’adolescent est un outil performant d’évaluation et de mesure de l’anxiété sociale ; c’est une échelle d’utilisation simple qui permet de discriminer les sujets phobiques sociaux des autres; le tempérament inhibé est retrouvé dans le groupe phobie sociale, caractérisé par des niveaux particuliers d’émotivité, de sociabilité, de timidité et de rythme veille-sommeil.

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