Filtrer par

Catégorie

La schizophrénie est caractérisée par un déficit important dans le décodage des expressions faciales émotionnelles (EFE). Néanmoins, il n’est pas encore clair si ce déficit est spécifique pour la reconnaissance des émotions ou causé par une déficience plus générale dans le traitement visuel ou faciale.
Trente-deux sujets souffrant de schizophrénie comparée à 32 sujets sains, ont exécuté plusieurs tâches, évaluant la reconnaissance des deux aspects faciaux : les aspects variables à l’aide de tâches d’orientation et de tâches de reconnaissance émotionnelle ; et les aspects invariables à l’aide de tâches de reconnaissance d’âge et du genre. La vitesse de traitement et les performances ont été enregistrées.
Les patients souffrant de schizophrénie ont présenté un déficit de performance et de vitesse de traitement dans la perception des aspects facials variables et invariables, sans aucun déficit spécifique pour le décodage émotionnel.
Performances ; un effet principal du groupe [F(1,62)=18.98, p<0.001] a été découvert, les patients schizophrènes présentant des scores de précision réduits. Aucun effet principal pour la tâche [F(1,62)=1.96, NS] et aucune interaction [F(1,62)=0.61, NS] n’ont été découverts.
Vitesse de traitement ; un effet principal du groupe [F(1,62)=43.99, p<0.001] a été découvert, les patients souffrant de schizophrénie étaient globalement plus lents que les contrôles. Nous avons découvert un effet principal significatif de la tâche [F(1,62)=3.52, p<0.05]: la tâche de reconnaissance du genre a été associée à des réponses plus rapides que les tâches de reconnaissance d’âge [t(63)=3.19, p<0.01], et de reconnaissance émotionnelle [t(63)=2.86, p<0.01], les autres différences étant non-significatives. Une interaction significative a été découverte [F(1,62)=3.97, p<0.05]: dans le groupe de contrôle, des temps de réponse plus rapides ont été découverts pour la tâche d’orientation par comparaison à la tâche de reconnaissance du genre [t(31)=2.23, p<0.05], d’âge [t(31)=3.51, p=0.001] et émotionnelle [t(31)=4.59, p<0.001],et pour la tâche de reconnaissance du genre par comparaison avec les tâches de reconnaissance émotionnelle [t(31)=3.03, p<0.01] et d’âge [t(31)=2.81, p<0.01]. Dans le groupe schizophrénie, les seuls résultats significatifs étaient les temps de réponses plus rapides dans la tâche de reconnaissance du genre par comparaison aux tâches de reconnaissance émotionnelle [t(31)=2.22, p<0.05], d’âge [t(31)=2.61, p<0.05], et d’orientation [t(31)=2.32, p<0.05].
 
Nos résultats démontrent un déficit généralisé de la reconnaissance faciale dans la schizophrénie. Il semble que le déficit de décodage des expressions faciales émotionnelles (EFE) n’est pas un déficit spécifique, mais est par contre, en, lié à un déficit perceptuel généralisé dans le traitement perceptuel à un niveau inférieur, qui se passe avant l’étape de traitement de décodage émotionnel et qui sous-tend des dysfonctions cognitives plus complexes. 

Commentaires de la présentation

Soyez le premier à commenter cette présentation

Back to main page in