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Les manifestations psychiatriques des tumeurs cérébrales conservent un intérêt clinique majeur. Certaines tumeurs peuvent se développer de manière insidieuse, en l’absence de symptômes neurologiques focalisés évidents, seuls les troubles psychiatriques peuvent en être révélatrices.
Les troubles de la vigilance, les troubles cognitifs, des modifications de l’humeur, de la personnalité, du comportement, peuvent  constituer les manifestations principales, responsables parfois d’un faux diagnostic et un retard de traitement.
Les tumeurs cérébrales, par l'effet de compression, pourraient interrompre les connexions synaptiques existant entres les différentes structures cérébrales, spécifiquement le cortex préfrontal, hippocampe, amygdale et le lobe limbique. Cette compression pourrait engendrer des perturbations psychomotrices et des dérèglements émotionnels.
Penser à réaliser une imagerie cérébrale devant un trouble psychiatrique, sans aucun signe d'appel neurologique n'est pas évident, et ce n'est pas possible d'effectuer un tel bilan devant tout malade présentant cette symptomatologie. Mais quelques éléments comme : L’absence d’antécédent psychiatrique ; Apparition des symptômes après l’âge de 35 ans ; Une évolution insidieuse et progressive des symptômes ; la résistance au traitement ; voir présence d’apathie, céphalées ou d’une indifférence au trouble, doivent attirer notre attention à l’éventualité d’une origine organique   de ces manifestations psychiatriques.
 Nous aborderons  successivement une série de trois cas observés : le premier cas  est celui des métastases cérébrales révélées par un tableau psychiatrique fait des signes négatifs et des idées de persécution, le 2 ème cas est représenté par une tumeur pariétale décelée à la suite d’émergence des troubles perceptifs, et le 3 ème cas est un psammome du lobe frontal dévoilé par un trouble panique associé à une dépression.
L’intérêt de ses observations cliniques n’est pas de rechercher la valeur localisatrice de telle ou telle manifestation psychiatrique, mais surtout de ne pas passer à côté de signes d’organicité devant un tableau psychiatrique franc. Cela implique une plus grande attention aux particularités des tableaux cliniques psychiatriques persistants ou survenant tardivement.
 

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