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INTRODUCTION
La réhabilitation et la réadaptation sociales des patients suivis en psychiatrie constituent un enjeu essentiel dans leur devenir, particulièrement concernant le logement et l’insertion professionnelle, problématiques majeures de soins en santé mentale.

 
METHODE
Le Centre Hospitalier Sainte-Anne s’est doté en 1992 d’une unité spécialisée : « les Ateliers et Chantiers Thérapeutiques » (ACT). Cette unité, à la fois unité de soins et association, contribue à la réhabilitation des personnes suivies dans les secteurs de psychiatrie adulte parisiens.
La structure repose sur le principe général suivant : des « patients ouvriers », salariés par l’association et encadrés par des infirmiers, exécutent des travaux pour des « patients clients ». Les premiers interviennent au domicile des seconds pour désencombrer, nettoyer, repeindre, rénover.
Pour le « patient ouvrier », le dispositif est un accompagnement thérapeutique, médical et infirmier, en lien avec l’équipe de secteur, pour clarifier et préparer un projet de réhabilitation individuelle y compris professionnelle.
Pour le « patient client », la rénovation du logement est intégrée dans le projet de soins et le dispositif participe au maintien à domicile dans de bonnes conditions.
Le rôle des infirmiers dans cette équipe, constituée également d’un cadre de santé et d’un psychiatre est essentiel. Les infirmiers évaluent le patient, lors d’une période initiale aux ateliers, sur les capacités et compétences manuelles, d’organisation et de contact avec autrui. Puis ils l’encadrent en permanence lorsqu’il travaille ensuite sur les chantiers. Les infirmiers sont également en lien avec le « patient client » et son équipe de secteur, lors de la période préparatoire pour établir les devis et lors du déroulement des travaux au domicile.

 
RESULTATS
L’analyse statistique sur les 5 dernières années permet de cibler au plus près la provenance des patients ayant pu bénéficier du système et leur devenir : 70% des patients accueillis présentaient une schizophrénie, la moyenne d’âge est de 37 ans, 52,5% d’entre eux n’ont jamais travaillé. A la sortie des ACT, 18 à 24 mois après le début de l’intégration, 47,7% des patients ont un projet abouti et ont donc pu utiliser cette structure comme un tremplin vers l’insertion. Concernant les « patients clients », une centaine d’intervention par an sont réalisées. Les ACT permettent d’intervenir à des coûts inférieurs à ceux habituellement pratiqués par les entreprises et dans des logements où, devant les « dégâts », elles n’interviennent pas. De plus, la dimension soignante tient compte de leur vulnérabilité et de leur fragilité. Ces résultats sont encourageants et en faveur d’un impact positif sur la réhabilitation et la réadaptation sociale.

 
 
CONCLUSION
L’expérience acquise depuis l’ouverture des ATC montre le bénéfice et la pertinence de ce type de dispositif comme étape vers une insertion socio-professionnelle et pour un maintien à domicile de qualité.

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