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Introduction
La schizophrénie est une maladie psychiatrique stigmatisante et invalidante qui nécessite une prise en charge à long terme. Le patient atteint de schizophrénie voit sa qualité de vie diminuée avec un retentissement fonctionnel pouvant être important. Les familles sont souvent démunies et nécessitent une prise en charge adaptée afin de répondre au mieux aux besoins du patient.
La prise en charge psychiatrique vise à réduire les symptômes du patient dans le but de préserver ses aptitudes et lui permettre ainsi une autonomie et améliorer sa qualité de vie. Un patient sur trois est pharmaco-résistant et pourrait potentiellement bénéficier d’un traitement par clozapine, traitement ayant montré sa supériorité d’efficacité pour ces patients. Cependant, cette molécule nécessite une prise en charge psychiatrique particulière du fait de la survenue possible d’effets indésirables graves, ce qui peut freiner sa prescription dans les centres psychiatriques de première ligne.
Dans un but d’améliorer l’offre et la qualité des soins proposés aux patients atteints de schizophrénie résistante, le centre des pathologies résistantes (CENPARE) au sein du Service Hospitalo-Universitaire (SHU) de l’hôpital Sainte-Anne s’est questionné sur l’intérêt de la mise en place d’un protocole de coopération visant à déléguer des actes médicaux - tel que la surveillance et le renouvellement de la clozapine - aux infirmiers.
Méthode :
Pour ce faire, cette étude descriptive et rétrospective sur dossiers médicaux, à partir des comptes rendus de consultation, a évalué les indications thérapeutiques de clozapine recommandées à l’issue d’une consultation au CENPARE. En complément, une enquête auprès de l’équipe de 1ere ligne ayant adressé le patient au CENPARE, des patients ou de leur famille, a permis d’évaluer le suivi de ces recommandations sur le terrain.
Résultats :
Lors de la consultation au CENPARE, 72 % des patients résistants n’ont jamais bénéficié d’un traitement par clozapine. Sur les 28 % ayant déjà reçu ce traitement, 20 % sont toujours sous ce traitement et sont donc ultrarésistants. Suite à la consultation, 60 % des patients se sont vus indiquer une mise sous clozapine, mais seul 37 % ont réellement été mis sous ce traitement. Les raisons qui ont contribuées à la non mise en place de clozapine sont diverses, le refus du patient 22 %, la réticence des équipes 25 %, sont les principales raisons.
Conclusion :
L’efficacité de la clozapine n’étant plus à prouver, le CENPARE a décidé, avec l’aide d’une infirmière de pratique avancée de proposer un protocole de coopération afin de faire bénéficier au plus grand nombre de patients le nécessitantune mise sous clozapine dans le serviceen articulation avec la prise en charge psychiatrique de 1ère ligne.

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