Filtrer par

Catégorie

  • Introduction

La dépression est un problème de santé publique majeur touchant 350 millions de personnes dans le monde (selon l'Organisation Mondiale de la Santé). Environ 30% de l'ensemble des dépressions résistent aux médicaments antidépresseurs et deviennent pharmacorésistants selon Fava et al, avec des répercussions socio-professionnelles importantes et une altération de la qualité de vie. Pour répondre au mieux à ce problème et offrir une prise en charge spécifique et personnalisée, le service hospitalo-universitaire du Centre Hospitalier du Rouvray a ouvert un hôpital de jour (HDJ) intersectoriel, spécialisé dans les troubles thymiques résistants, intégrant une équipe pluridisciplinaire, l'HDJ "START".

  • Méthode

La prise en charge sur START repose sur un programme de soins individualisé et spécifique intégrant plusieurs approches pour un même patient: les adaptations médicamenteuses selon les dernières données de la littérature, l'Education Thérapeutique Individuelle (ETI), la thérapie cognitivo-comportementale (TCC), la remédiation cognitive et la neurostimulation (tDCS, rTMS, ECT et deep brain stimulation, DBS). Trois phases peuvent être rencontrées chez les patients: la phase d'état, de consolidation et de récupération focntionnelle. Les objectifs sont l'amélioration de la symptomatologie et la qualité de vie des patients, la réduction des rechutes et des hospitalisations ainsi que le développement des soins ambulatoires.

  • Résultats
L'hôpital de jour a ouvert en avril 2016. D'avril à novembre 2016, 41 patients ont été inclus dans le programme. La population est majoritairement jeune (âge moyen: 43 +/- 14 ans), féminine (56%), sans emploi ou en invalidité (56%), souffrant d'un épisode dépressif majeur dans le cadre d'un trouble unipolaire (46%) et avec des comorbidités anxieuses associées (46%). Tous ont un niveau de résistance supérieur ou égal à 3 selon la classification de Thase et Rush.
Seuls trois patients ont arrêté prématurément le programme. Une patiente, finalement diagnostiquée schizophrène, a été orientée vers un autre service de soins.
Tous les patients ont eu un suivi infirmier et médical, une adaptation de traitement, un bilan TCC et neuropsychologique. Dans un second temps 17% ont eu de l'ETI, 27% de la TCC, 17% de la remédiation cognitive, 15% des ECT, 27% de la rTMS et une patiente de la DBS.
Sept patients ont achevé le programme avec une amélioration de leur dépression évaluée par la MADRS inférieure à 7.
  • Conclusion

La structure permet aux infirmiers de développer des compétences à travers une prise d'autonomie et l'accès à des formations. Des projets récents émergent, portés par l'équipe infirmière, tels que le programme de connaissance et d'estime de soi, les groupes d'affirmation de soi et ceux de remédiation cognitive par le jeu en collaboration avec une infirmière spécialisée en TCC et deux neuropsychologues. De plus, une salle de réalité virtuelle pour des patients atteints de phobie sociale devrait être mise en place.

Commentaires de la présentation

Soyez le premier à commenter cette présentation

Back to main page in