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La littérature internationale s'est intéressée depuis de nombreuses années à la question de la surmortalité des personnes atteintes de troubles mentaux sévères. Le constat est alarmant: les patients atteints de troubles psychiatriques ont une espèrance de vie diminuée de  à  ans par rapport à la population générale. Cette surmortalité n'est pas liée de façon prépondérante au taux de suivide, mais à la fréquence plus élévée des pathologies somatiques. Chez cette population vulnéralbe la prévalence des maladies métaboliques, néoplasiques ou cardio-vasculaires est accrue par rapport à la population générale. La forte prévalence et le faible diagnostic de ces maladies conduidsant à terme aux dècés précoces de ces patients peuvent être liés à un accès aux dépistages, aux campagnes de prévention et aux consultations somatiques plus médiocres.
Pour lutter contre ce phénomène et pour permettre un meilleur accès aux soins somatiques, et à la prévention, une consultation et un réseau somatique ont été créés, et sont actuellement expérimentés dans un centre médico-psychologique d'un territoire sectoriel lyonnais. L'objectif est d'amener le patient n'ayant pas de médecin généraliste à réintégrer le système libéral pour assurer un suivi somatique pérenne et durable  pour mieux prévenir, diagnostiquer les pathologies évitables qui conduisent à terme à une surmorbimortalité. En trois consultations orchestrées par un médecin généraliste et par une infirmière de valence psychiatrique, une synthèse et une réorientation du patient vers le réseau de médecine générale de ville sont réalisées. La singularité de cette consultation mixte réside dans le positionnement différent de chacun mais tourné vers un objectif commun : la prise en charge intégrative de la personne souffrant de pathologie psychiatrique. La place de l'infirmier dans ces temps de consultation est primordial, car il apporte une aide à la différenciation des symptômes somatiques et psychiatriques. L'infirmier a aussi un rôle dans la coordination et dans l'intération  entre les professionnels de la santé mentale, de la santé physique et le patient lui-même, replaçant ainsi l'usager au sein de sa prise en charge globalisante.

Ce travail de réintégration dans les soins ambulatoires permet de décloisonner les psoins somatiques et psychiatriques en créant une véritable coordination et coopération entre le médecin généraliste traitant et le psychiatre. A ce jour, 100 patients ont été accueillis et ont été réorientés vers les soins généraux ambulatoires. Ils bénéficient dorénavant d'actionsde dépistages, de préventions, et d'un suivi régulier qui permettront à terme de diminuer la morbi-mortalité de cette population.

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