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L’évaluation du potentiel suicidaire nécessite une exploration précise des projets autolytiques d’un patient et s’avère parfois biaisée par des phénomènes de mensonges, de manipulation, de dissimulation volontaire de l’activité suicidaire interne (pour éviter une hospitalisation sous contrainte par exemple), ou encore lors de la présence d’un faux calme pré-suicidaire, d’enjeux judiciaires (examen en garde à vue) et de tactiques discursives dilatoires destinée à égarer l’évaluateur. Différents spécialistes de l’évaluation ont toutefois proposé des techniques d’entretien et des formulations de questions permettant d’amoindrir les erreurs liées au recueil d’information : les techniques de relance de Rogers, l’entretien cyclique de Kernberg, les méthodes d’interrogation de Shea, les techniques d’hypermnésie de Py. Certaines méthodes d’entretien et de formulation réduisent au contraire la prolixité du patient ou conduisent à des réponses erronées (phrases interro-négative, exploration superficielle du projet suicidaire, etc). La communication passe en revue ces différentes conduites d’entretien et présente d’autres techniques comme la fausse naïveté, l’auto-référencement, l’utilisation de références communes, la fausse incompréhension, la reconstitution du projet suicidaire selon la grille ASA. Cette dernière permet un balayage complet du processus suicidaire en incluant la phase préparatoire, les cognitions suicidaires, la phase pré-passage à l'acte, l'estimation de la létalité potentielle du mode opératoire, les éléments de clinique post-tentative de suicide et les signes d'alertes (warning signs). Ces conduites d’entretien favorisent le partage du projet suicidaire entre le patient et le clinicien. 

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