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Le pamoate d’olanzapine (Zypdhera®), forme injectable retard de l’olanzapine est indiquée dans le traitement de la schizophrénie. Une augmentation du nombre de prescriptions a été observée dans deux services malgré la nécessité d’effectuer l’injection dans un service d’hospitalisation spécialisé en psychiatrie en raison d’un risque de syndrome de post-injection décrit lors des études cliniques. L’objectif du travail était de réaliser une évaluation des prescriptions.
Une extraction des prescriptions de pamoate d’olanzapine (PO) de janvier à juillet 2016 a été effectuée dans un service donné. Le recueil des informations sur les patients s’est fait à partir des prescriptions nominatives de dispensation de PO, des prescriptions informatisées, du dossier médical des patients. Le type de schizophrénie selon les critères du DSM-V, les traitements antipsychotiques antérieurs et la conformité du switch olanzapine orale/PO ont été recherchés.
29 patients ont été inclus : 10 femmes (44,5%) et 19 hommes (55,5%). La moyenne d’âge était  de 42 ± 2 ans. Concernant le diagnostic, 41,4% étaient traités pour une schizophrénie paranoïde et 20,7 % pour une schizophrénie indifférenciée, Le diagnostic n’était pas précisé dans le dossier patient pour 17,2%. Sur cette période, une instauration de traitement par PO a été retrouvée pour 44,8 % des patients. A l’instauration, l’équivalence posologique entre l’olanzapine per os et le PO  était respectée dans 59% des cas. Pour 9 patients nous retrouvions une injection de 405 mg toutes les 2 semaines, posologie utilisée d’emblée dans 54% des cas. Un patient a reçu du PO en 1ère ligne, 11 patients (37,9%) en 2ème ligne et 17 (58,7%) en 3ème ligne ou plus. Nous avions relevé 17,2%  d’arrêts de traitement : 3,4% (n=1) suite à un syndrome post-injection, 3,4% à cause de la nécessité d’hospitalisation pour réaliser l’injection.
L’indication et le schéma d’instauration étaient bien respectés cependant les pratiques évoluent vers l’utilisation de fortes posologies hors-AMM, souvent même d’emblée. Ces administrations rapprochées faisaient suite à une prise orale quotidienne de 30 mg  (dose maximale recommandée 20 mg). Les injections semblent être bien tolérées, cependant la prise de poids d’un patient a nécessité l’arrêt de l’administration de PO.
Le PO est majoritairement utilisé en deuxième ligne de traitement et est bien toléré malgré l’utilisation de fortes doses. Cependant, l’efficacité des fortes doses dans les schizophrénies résistantes reste à confirmer. 

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