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INTRODUCTION :Un défaut du contrôle de l’inhibition,  une fonction cognitive qui joue un rôle important dans l’impulsivité, a été rapporté dans de nombreuses pathologies psychiatriques. Ce déficit conduirait à des comportements inappropriés tels que les tentatives de suicide. La stimulation cérébrale non-invasive appliquée en regard du cortex préfrontal dorsolatéral (CPFDL) peut améliorer transitoirement le contrôle de l’inhibition mais la durée de ces effets bénéfiques est encore peu étudié.
OBJECTIF: L’objectif de cette étude était de comparer au placebo l’effet d’une et de trois sessions de stimulations transcrâniennes à fréquence randomisée (tRNS) sur le contrôle de l’inhibition. L’effet de la stimulation était mesuré immédiatement après les séances, le lendemain et une semaine après la fin des séances de tRNS.
METHODE :Dans une étude en double aveugle versus placebo, 32 sujets sains ont été randomisés en 3 groupes pour recevoir trois séances de tRNS placebo (3P), trois séances de tRNS actives (3A) ou une séances de tRNS active et deux placebo (1A2P). Chaque session durait 20 minutes et les séances étaient avec un intervalle de 30 minutes. L’anode était placée sur le CPFDL droit et la cathode sur le CPFDL gauche. Le contrôle de l’inhibition était mesuré par le temps de réaction au test du Go/No Go.
RESULTATS :L’ANOVA à mesures répétées a montré une interaction significative entre les temps et les groupes (p=0,026 ; η2=0,137). Immédiatement après les trois séances de tRNS les tests post-hoc ont montré une différence significative entre le groupe 3P (-0,34%) et le groupe 3A (-8,22%, p = 0,04), entre le groupe 3P et le groupe 1A2P (-8,87%; p= 0.01), mais il n’existait pas de différence entre les groupes 3A et 1A2P. Le lendemain des séances de de stimulation, il existait une différence significative entre les groupes 3P (-3,15%) et 3A (-13,2%; p=0,004), 3P et 1A2P (-10,54%; p=0,04), mais toujours pas de différence entre les groupes 3A et 1A2P. Une semaine après la fin des sessions de tRNS, seuls les groupes 3P (-4,42%) et 3A (-13,17%) étaient significativement différents (p=0,031).
CONCLUSION :Comparé au placebo (3P) et à une seule séances de tRNS active (1A2P), trois stimulations tRNS (3A) au regard du CPF semblent augmenter le contrôle de l’inhibition pendant au moins une semaine. Ces résultats nous amènent à considérer que la tRNS répétée pourrait augmenter le contrôle de l’inhibition chez des patients avec des pathologies psychiatriques et pourrait être une alternative dans la prise en charge des comportements impulsifs. 

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