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Introduction: Les données sur l’observance des traitements antidépresseurs sont alarmantes ; ainsi, la majorité (60%) des prescriptions en France durent moins de 28 jours [1]. Pourtant, moins de 2% des travaux étudiant le traitement pharmacologique des troubles de l’humeur explorent les facteurs métapsychologiques associés à l’adhésion [2]. Les représentations associées aux traitements sont négatives chez les patients, et dans la population générale. L’influence des soignants paramédicaux dans l’amélioration de l’observance a été mise en évidence [3]. Les infirmiers sont une source d’information privilégiée des patients. Pourtant, la majorité d’entre eux ont des doutes sur leur utilité, et des lacunes sur leurs modalités d’usage[3]. L’objectif de cette étude est d’évaluer les représentations et connaissances sur la dépression et les antidépresseurs chez des étudiants d’IFSI (Institut de Formation en Soins Infirmiers). Les éventuels facteurs associés à ces représentations sont questionnés.
Méthode: 234 étudiants infirmiers ont répondu à un questionnaire portant sur les représentations de la psychiatrie, la dépression et ses traitements. Les attitudes aux antidépresseurs ont été évaluées en utilisant la version courte du Drug Attitude Inventory (DAI-10), questionnaire utilisé couramment chez les patients et en population générale [4]. Il était complété par des questions portant entre autres sur la prise à titre personnel de psychotropes, les connaissances sur la dépression ou le fait d’avoir une expérience clinique en psychiatrie. Des statistiques analytiques ont été menées pour déterminer les éventuels facteurs associés aux attitudes aux antidépresseurs.
Résultats: La majorité des étudiants (51%) a une attitude négative aux antidépresseurs. La représentation des antidépresseurs semble plus négative que celle de la population générale. L’influence de la formation théorique et pratique dispensée lors du cursus sur ces représentations est riche d’enseignement pour la formation des futurs soignants.
Discussion: Pouvoir recueillir ces représentations est d’importance, car les attitudes négatives retrouvées chez les patients hospitalisés [5] pourraient être renforcées par les soignants responsables de la dispensation des traitements.
[1]Tournier M, Cougnard A, Boutouaba-Combe S, et al Duration of antidepressant drug treatment and its determinants in France. Encephale. 2011 May;37. 
[2]Lingam R, Scott J. Treatment non-adherence in affective disorders. Acta Psychiatr Scand. 2002;105:164---72.
[3]Istilli PT, Miasso AI, Padovan CM et al. Antidepressants: knowledge and use among nursing students. Rev Lat Am Enfermagem. 2010 May-Jun.
[4]De Las Cuevas C, Sanz EJ. Attitudes toward psychiatric drug treatment: the experience
of being treated. Eur J Clin Pharmacol 2007;63(11):106.
[5]Blanc JV, Curt F, Bruno N. Adherence, attitudes and concerns regarding antidepressants in a sample of inpatients with a major depression episode: Who is to blame?
Encephale. 2016 May 10.

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