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Introduction : Les interventions psychoéducatives sont mises en place pour aider les familles de patients souffrant de schizophrénie. Le but de notre recherche était d’évaluer le programme de psychoéducation ProFamille sur son processus et ses effets à partir du discours des participants.
Méthode : A la fin du module 1 du programme (soit 6 mois de suivi), 23 participants sur les 30 inscrits ont accepté de répondre au questionnaire ENEI (Entretien Narratif d’Evaluation des Interventions). Des analyses lexicométriques du discours ont été réalisées avec les logiciels IRaMuTeQ et R.
Résultats : Pour l’évaluation du processus de ProFamille, les résultats mettent en évidence deux classes qui soulignent l’utilité des connaissances théoriques apprises notamment sur l’étiologie, le cerveau et la communication avec les proches souffrant de schizophrénie (classe 1 : 19,1 %) ainsi que les échanges menés en séance autour de ces connaissances permettant de les consolider (classe 4 : 19,1%). Deux autres classes mettent en avant la progression graduelle des connaissances et compétences permettant d’affiner la contextualisation au proche malade (classe 2 : 23,8%), mais également de pouvoir partager et se reconnaitre dans les expériences difficiles vécues par les participants (classe 3 : 16,7%). La dernière classe porte sur les exercices réguliers dans le programme qui rendent plus automatiques leurs pratiques au quotidien (classe 5 : 21,4%). Concernant l’évaluation des effets de ProFamille, les analyses relèvent l’importance de l’acquisition de meilleures compétences relationnelles avec le proche malade au quotidien (classe 3 : 15,2%) et de meilleures connaissances sur la schizophrénie (classe 4 : 25,4%). Ces nouvelles compétences engendrant une modification des attitudes verbales et comportementales, auparavant inadaptées envers le malade (classe 1 : 18,6%). En retour, la quatrième classe décrit les changements comportementaux positifs observés chez les proches malades depuis le début du programme (classe 2 : 20,3%). Enfin, la dernière classe met en avant l’acquisition de capacités métacognitives et de théorie de l’esprit et dans la détection, mais aussi la gestion des croyances et attitudes inadaptées tant pour les participants que pour les proches souffrant de schizophrénie (classe 5 : 20,3%).
Conclusion : Les analyses lexicométriques mettent en lumière de manière complémentaire aux analyses statistiques classiques certains effets du programme. Tout d’abord, l’aspect éducatif du programme sur l’acquisition de connaissance sur les troubles. Ensuite sur l’aspect comportemental de la prise en charge avec une pratique des habilités de communication et des exercices contextualisés qui a amené un changement progressif et positif chez les participants et leurs proches. Enfin, l’aspect cognitif du programme sur les croyances et comportement inadapté tant pour les proches que les patients.

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