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Les connaissances actuelles en neurosciences ont permis de décrire les circuits neuronaux impliqués dans les troubles anxieux et de définir le rôle central de l’amygdale. Véritable tour de contrôle, système d’alarme de nos émotions, elle est capable de générer une réponse physiologique à un danger avant même que celui-ci soit perçu consciemment. Sorte de noeud central dans les circuits de la peur, on a longtemps pensé que les stimuli terrifiants appris au cours de la vie y étaient inscrits de manière indélébile. S’il semble que la trace initiale d’une peur vécue ne peut jamais être totalement effacée des neurones, il est cependant possible de renforcer ou de réaliser un nouvel apprentissage qui diminue la réponse que déclenche l’amygdale face à certains stimuli anxiogènes.
 
Une des techniques consiste à confronter le patient à une association du stimulus phobogène avec des images neutres. Les connexions neuronales de l’amygdale sont ainsi modulées petit à petit. Ce traitement est fragile: Il suffit d’une seule réactivation du lien pour que la peur revienne à son intensité maximale.
 
Une autre méthode, la reconsolidation, pourrait effacer certaines peurs(phobies, traumatismes, ect. ) mémorisées dans l’amygdale: lorsqu’on confronte une nouvelle fois un individu à une peur qu’il a déjà vécue par le passé, les connexions neuronales associées qui sont alors réactivées redeviennent durant un moment plastiques. Agir à ce moment là, pour défaire le lien et le remplacer avec une nouvelle association, permettrait de soigner le trouble anxieux.
 
L’état hypnotique est défini comme étant «un état de conscience modifié ». Des techniques de neuroimagerie démontrent que cet état correspond à un mode de fonctionnement cérébral particulier : lors de la reviviscence d’un souvenir  agréable, un plus grand nombre de zones cérébrales sont activées sous hypnose comparé au repos les yeux fermés ou lors d’exercices d’imagerie mentale.
 
Dans le traitement  des troubles anxieux, l’hypnose peut être utilisée :
 
-        comme une thérapie de soutien visant avant tout la relaxation pour un meilleur contrôle de l’anxiété.
-         pour anticiper et contrôler les affects liés à un événement anxiogène.
-        comme technique intégrative d’un vécu traumatique.
 
Une des techniques utilisée est l’exposition en imaginaire (qui remplace l’exposition in vivo  de l’approche comportementale). Le patient confronté à la situation anxiogène est accompagné par le thérapeute. Il peut ressentir l’anxiété et observer sa diminution.
 
En conclusion, l’amygdale apprend à travers l’expérience. Les techniques d’exposition sont sans doute les meilleures pour modifier le fonctionnement des circuits de la peur. L’hypnose, par l’utilisation de ces dernières, fait vivre et ressentir au patient dans le présent le sentiment d’être actif et de reprendre le contrôle. Elle se présente donc comme une technique de premier choix pour la résolution des troubles anxieux.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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