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Introduction : L’anorexie mentale (AM) est une maladie qui implique un dérèglement au niveau de la fonction du lobe insulaire ainsi qu’une suractivation de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HHS). Méthode : 25 rats femelles sont divisés entre 20 rats subissant l’essai et 5 rats contrôle. Les rats soumis à l’intervention subissent un modèle d’AM basé sur l’administration de 5 mg/kg/j du psychostimulant, la méthylphénidate, par injection en sous-cutanée. Au cours de cette première phase de l’étude, une perte de plus de 15% du poids initial des rats est considérée comme un signe de réponse à l’effet anorexigène de la méthylphénidate (groupe « Met ») permettant de sélectionner, au hasard, des rats pour subir l’intervention par 10mg/kg/j de l’antagoniste des récepteurs aux glucocorticoïdes et à la progestérone, la mifépristone dans une deuxième phase (groupe « Met+Mif »). Un prélèvement sanguin est fait au début du dernier cycle lumineux des rats et ils sont ensuite sacrifiés pour étudier leur profil de récepteurs et leur insula. Résultats : Au cours des 55 jours du déroulement de l’étude, aucune perte de poids significative n’est notée dans le groupe de rats contrôle. Parmi les rats recevant la méthylphénidate un rat est mort au cours de la première phase de l’étude. Le taux de résistance à l’effet anorexigène de la méthylphénidate est de 35% (groupe « Met résistant »). Dans le groupe de rats « Met+Mif » (n=6), le pourcentage de poids final moyen par rapport au poids initial est resté significativement inférieur à celui des rats contrôle (87.63 ± 2.83% vs 96.29 ± 3.26% respectivement ; p<0.001) mais significativement supérieur à celui des rats du groupe « Met » (87.63 ± 2.83% vs 80.61 ± 3.52 respectivement ; p<0.001) après deux semaines du début de la deuxième phase. Dans les prélèvements sanguins, la concentration plasmatique d’adiponectine est significativement augmentée dans le groupe « Met » (22436±951 ng/ml) par rapport aux groupes « Met+Mif » (18723±1505 ng/ml ; p=0.0157) et contrôle (19030±1224 ; p=0.0107). Les expressions géniques des récepteurs de l’adiponectine et de l’ACTH sont significativement plus élevées dans le groupe « Met » que dans les groupes « Met+Mif » et contrôle (p<0.05) au niveau de tout le cerveau et de l’insula en particulier. Les expressions géniques des récepteurs de la progestérone et des glucocorticoïdes sont significativement plus augmentées dans le groupe « Met+Mif » par rapport aux groupes « Met » et contrôle (p<0.05) au niveau de tout le cerveau et de l’insula en particulier. Finalement, l’expression génique des récepteurs de la TNF-alpha est significativement plus augmentée dans les groupes « Met » et « Met+Mif » que dans le groupe contrôle. Conclusion : L’administration de la mifépristone diminue l’activation excessive de l’axe HHS et permet un rétablissement du poids et une reconstitution de la masse adipeuse des rats dans un modèle d’AM.

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