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Introduction. – Depuis longtemps, on a cru que la personne souffrant d’autisme avait une insensibilité ou une analgésie à la douleur. Or les études récentes montrent plutôt un mode d’expression différent face à la douleur en rapport avec les troubles de la communication, du schéma corporel et de certains troubles cognitifs. L’objectif de notre étude est d’évaluer la réactivité d’un enfant autiste à une stimulation légèrement douloureuse dans une situation standardisée où il est en relation duelle avec un adulte.
Matériel et méthode. – Nous avons mené une étude prospective sur 40 enfants autistes suivis au service de pédopsychiatrie à l’hôpital militaire Avicenne Marrakech. Tous les sujets étaient soumis à un pincement au moyen d’une pince à linge camouflée par la paume de la main de l’examinateur. La réactivité à la douleur a été évaluée par la Grille d’Évaluation Douleur – Déficience intellectuelle (GED-DI).
Résultats. – Tous les enfants ont réagi à la douleur, 57,5 % présentaient une douleur modérée à sévère et 42,5 % une douleur légère. L’évaluation de l’expression de la douleur selon les items de l’échelle GED-DI a montré que 95 % des enfants ont réagi par des réactions motrices, 90 % ont réagi par des productions vocales et seulement la moitié des enfants (55 %) ont présenté des expressions faciales. L’analyse du type des réactions motrices et vocales n’orientait pas vers la localisation de la douleur chez la quasi-totalité des enfants.
Discussion :  Le peu d’intérêt pour la communication et les interactions sociales chez les enfants autistes pourraient conduire à une hypo ou hyper réactivité de la douleur ou à une diminution ou absence de partage de la douleur avec autrui.Les modalités de l’expression de la douleur sont encore peu connues chez les enfants avec autisme.. Quelques études ont essayé de traiter cette problématique et ont conclu à des résultats controversés. l’étude faite par Tordjmann  a révélé que les enfants autistes expriment la douleur essentiellement par la motricité et les cris , Nader  et Messmer avancent que les mimiques faciales seraient plus représentatives et un bon indicateur de la douleur.
Conclusion. – Ces résultats sont en faveur d’une réactivité comportementale à la douleur chez les enfants autistes.

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