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INTRODUCTION : L’Unité d’Hospitalisation de Courte Durée (UHCD) Lanteri-Laura est une structure de soins psychiatriques du Centre Hospitalier Guillaume Regnier de Rennes. Y sont accueillis des patients ayant un pronostic d’évolution rapidement favorable, orientés après avis psychiatrique et pour un temps limité (durée moyenne de séjour : 2,7 jours). Le diagnostic de trouble de l’adaptation (TA) concerne 31% des patients de l’unité. Il correspond à un ensemble de symptômes émotionnels ou comportementaux apparaissant dans les 3 mois suivants des événements de vie jugés difficiles et disparaît dans les 6 mois suivants l'arrêt de celui-ci. La prévalence estimée du TA est de 1%. La prise en charge d’un TA est d’abord psychothérapeutique. Le traitement psychopharmacologique est parfois nécessaire, à visée symptomatique, et consiste souvent en une anxiolyse ou une sédation. Nous avons étudié les traitements médicamenteux délivrés à ces patients dans le but d’étudier nos pratiques en lien avec ce diagnostic.
METHODE : La population étudiée concerne les patients hospitalisés dans l’unité Lanteri-Laura du 14 décembre 2014 (date d’ouverture de la structure) au 31 décembre 2015. Sur 1125 patients, 351 avaient un diagnostic de réaction à un facteur de stress important, et trouble de l’adaptation (F43). Parmi eux 174 avaient un diagnostic de trouble de l’adaptation (F43.2). Parmi les patients diagnostiqués trouble de l’adaptation, 85 dossiers ont étés sélectionnés. Les facteurs d’exclusion étaient l’absence de données sur le traitement et une évolution psychiatrique défavorable (fugue, sortie le jour de l’entrée, transfert dans un autre établissement psychiatrique).
 
RESULTATS : Au total un traitement a été instauré chez 39 patients (46%). 46 (54%) patients sont sortis sans nouveau traitement. 11 patients (13%) n’ont pas eu de traitement de sortie, 12 (14%) n’ont pas eu de modification de traitement, 23 (27%) ont eu une réévaluation de traitement (changement pour une même classe thérapeutique, diminution du traitement), 30 (35%) ont eu un nouveau traitement anxiolytique et/ou sédatif, 6 (7%)ont eu un nouveau traitement antidépresseur avec ou sans anxiolytique et/ou sédatif, 3 (4%) ont eu un nouveau traitement antipsychotique avec ou sans anxiolytique et/ou sédatif.
 
CONCLUSION : La majorité des patients ne reçoivent pas de traitements supplémentaires. Plus d’un quart des patients n’ont pas eu de traitement de sortie ou ont gardé les molécules habituelles. Si un traitement de sortie est prescrit, ce sont en majorité des anxiolytiques ou des sédatifs. Seuls 11% des patients ont nécessité la mise en place d’un traitement de fond.
Les pratiques de l’UHCD reflètent les recommandations puisqu’en parallèle les patients bénéficient dans l’unité d’une prise en charge avec une psychologue.

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