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Introduction
Le matricide est considéré comme un crime grave peu fréquent qui transgresse des valeurs familiales sacrées. Il a un impact majeur sur l’ensemble de la société. Le matricide représente moins de 1% des homicides.
Connu depuis la mythologie, suscitant l’incompréhension, il a soulevé des interrogations quant à l’état psychique de leur auteur.La  psychose et plus particulièrement la schizophrénie a été la plus rapportée dans les cas de matricide. Les psychiatres dès lors ont tenté d’expliquer ce phénomène et ont développé différentes théories inspirées des grands courants de pensées.
Objectif
On se propose à travers ce cas d’exposer le concept psychanalytique,psychodynamique du matricide chez un patient atteint de schizophrénie et le contexte clinique de survenue de cet acte.
Cas clinique
Il s’agit du patient AD âgé de 29ans, suivi depuis l’âge de 23 ans en France pour schizophrénie. 
Il est 3ème d’une fratrie de 5. La grossesse n’était pas prévue. Le père depuis la naissance était souvent absent. La mère aurait développé une relation fusionnelle avec son fils« je l’ai toujours gâté et il est tout pour moi».
En Juin 2016,AD a présenté une rechute psychotique. Il a tenté de tuer sa mère en la jetant du balcon d’où son hospitalisation.
L’entretien a retrouvé un syndrome dissociatif et un syndrome délirant à mécanisme hallucinatoire. Le patient a été mis sous HaldolDécanoas et Dépakine avec une amélioration partielle. Il a été ré hospitalisé un mois après sa sortiesuite à une 2ème tentative de matricide (par étranglement) survenue sous traitement. Dans les 08 jours précédant l’hospitalisation, la mère a rapportéqu’ A.D l’avait embrassée. Elle avait pris peur et avait quitté la maison pendant 02 jours sans prévenir son fils, refusant de décrocher le téléphone. Elle a rapporté qu’il était devenu angoissé et qu’il l’a confondue avec un persécuteur présumé.
L’entretien a retrouvé une ambivalence idéo-affective,une angoisse et un syndrome délirant poly thématique. Le patient disait qu’il ne comprenait pas le comportement de sa mère.
Le patient a été mis sous Rispéridone 4mg/j, Halopéridol 30mg/j et chlorpromazine 100mg/j avec une évolution favorable.
On précise que la mère a refusé de le voir durant son hospitalisation. Elle adopte une attitude et des propos très ambivalents vis-à-vis de son fils « tantôt elle l’aime, tantôt il l’angoisse ».
Conclusion
A l’heure actuelle, plusieurs matricides sont déclarés irresponsables pénalement en raison de leur troubles. Ils sont souvent perpétrés dans un contexte délirant.
Le matricide semble être lié à une relation mère-enfantde dépendance hostile, une relation de double contrainte marquée par l’ambivalence.
Une meilleure compréhension de ce concept relationnel  pourrait permettre une meilleure sensibilisation de la famille dans le cadre de thérapies familiales et amèneraà desinnovations dans la technique thérapeutique.

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