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L’Etat de Stress Post-Traumatique (ESPT) constitue aujourd’hui une importante question de santé publique. L’accent mis par les médias sur cette pathologie, les directives publiques engagées par les politiques, l’insupportable de la souffrance psychique des victimes, imposent aux soignants une réactivité sans faille pour « faire parler » et aux chercheurs de tous les horizons de trouver un mécanisme sur lequel agir afin de « guérir » ces patients.
Néanmoins la pathologie traumatique ne peut pas être traitée comme une « maladie » en tant que telle, avec son génie évolutif propre, car elle est avant tout une résultante de la rencontre avec la contingence. En effet, les modèles prédictifs de la pathologie s’avèrent le plus souvent inopérants et les effets des moyens « thérapeutiques » engagés ne peuvent se mesurer bien souvent que dans l’après-coup. Pour certains sujets, il arrive que la rencontre avec les soins vienne fixer, figer, le traumatisme quand elle ne l’induit pas directement par un mécanisme de suggestion. La finesse clinique nécessaire à la mise en œuvre de pratiques spécifiques comme les séances de « débriefing » de groupe, illustre cette difficulté. Malgré la bonne volonté d’un corps médical morcelé, on assiste aujourd’hui à une scientification de la pathologie où le sujet devient un objet – d’attention, de soins et d’étude. Le sujet  n’est plus impliqué ni dans le processus de constitution de ce trouble, ni dans les traitements mis en œuvre dans la démarche médicale qui sont systématisés à tous. Quels peuvent alors être les risques de cette déshumanisation du trauma ou la subjectivité de chacun est niée ? Peut-on aller jusqu’à penser les soins comme étant iatrogènes, traumatiques ?
Nous nous proposons de réfléchir à ces questions à partir d’exemples concrets afin de dégager des pistes de soins éthiques ou l’enjeu d’une clinique sous transfert pourra réintroduire la subjectivité de chacun en lui redonnant une place d’acteur dans le process de soins ouverte à l’invention de sa propre solution.

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