Filtrer par

Catégorie

Introduction 
L’évaluation d’éventuelles prédispositions à l’empathie chez les étudiants en médecine reste encore très peu étudiée.
Notre étude, réalisée à l’ULg, a comparé les niveaux d’empathie dans deux cohortes bien différenciées d’étudiants. Les futurs médecins présentent-ils d’emblée des niveaux plus élevés d’empathie par rapport à des étudiants de la faculté des hautes études commerciales (HEC) ? L’empathie peut-elle être modulée par l’éducation, la formation ?
Nous avons ainsi comparé les scores d’empathie : 1) chez les filles par rapport aux garçons ; 2) chez les étudiants en médecine en comparaison aux étudiants HEC ; 3) chez les étudiants de master en médecine en comparaison avec les étudiants de bachelier en médecine.

Méthodologie
557 étudiants ont participé volontairement et de manière anonyme à cette étude (NF= 329 ; NH = 225). Ces étudiants étaient issus de deux facultés : médecine (groupe expérimental : cursus de type « social », avec apprentissage théorico-pratique sur l’empathie dans le cadre de leur formation) et HEC (groupe contrôle : cursus « social », sans aucune formation spécifique en matière d’empathie). L’échelle utilisée était la BES-20 mesurant un score d’empathie totale (ET) et trois sous-dimensions : la contagion émotionnelle (CE), l’empathie cognitive (EC) et la déconnexion émotionnelle (DE).

Résultats
Nous avons obtenu des différences significatives pour tous les scores d’empathie au niveau du sexe (ET : U= 19034 ; p < .001 ; NF= 329 ; NH = 225), avec des scores plus élevés pour les fillespar rapport aux garçons. De manière générale, les étudiants de médecine obtenaient des scores plus élevés sur tous les aspects de l’empathie par rapport aux étudiants HEC(ET : U= 18702 ; p < .001 ; NMéd= 431 ; NHEC = 126). Plus spécifiquement, les étudiants de bachelier en médecine présentaient des scores plus élevés que les étudiants de bachelier en HEC (ET : U= 4030,5 ; p < .001; NMéd= 170 ; NHEC = 76). Enfin, des différences significatives au niveau de l’ET (U= 19428,5 ; p < .05 ; NBAC= 170 ; NMAS = 259)et de la CE (U= 18803 ; p = .01 ; NBAC= 170 ; NMAS = 259) sont observées entre les étudiants de bachelier et de master (Master > Bachelier) au sein de la faculté de médecine, contrairement à la faculté HEC (ET : U= 1691,5 ; p < .63 ; NBAC= 76 ; NMAS = 47).

Conclusion
Nous avons obtenu des scores supérieurs d’empathie chez les filles par rapport aux garçons. La littérature documente largement cette observation. En outre, conformément à nos hypothèses et au regard des résultats obtenus, il apparait  une certaine prédisposition initiale à l’empathie chez les bacheliers en médecine (traduite par des scores plus élevés par rapport au groupe contrôle). Par ailleurs, il semblerait que cette prédisposition se renforce positivement par l’enseignement/la formation et la confrontation au milieu socio-professionnel, et ce, principalement pour l’empathie totale et la contagion émotionnelle. 

Commentaires de la présentation

Soyez le premier à commenter cette présentation

Back to main page in